Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Mission économique en Allemagne

Immigration: Legault doit se défendre face à des entrepreneurs québécois

Immigration: Legault doit se défendre face à des entrepreneurs québécois
Photo: La Presse Canadienne, 2024
durée

L’un des sujets de prédilection du premier ministre François Legault, l’immigration temporaire, l’a rattrapé jusqu’en Allemagne où il est en mission économique. Deux entrepreneurs québécois l’ont interpellé pour lui rappeler l’importance des immigrants pour leur entreprise.

«En ce moment, on a un peu de difficulté à prendre la décision de faire de l'investissement. Pas du tout à cause des tarifs. C'est parce qu'à peu près la moitié de nos employés qui opèrent notre usine sont des travailleurs étrangers temporaires et en ce moment, on va être obligés de s'en débarrasser», a lancé le propriétaire de Constructions Proco, Jean-Denis Toupin, dimanche, à la fin de l’allocution du premier ministre devant la délégation du Québec à Hanovre en Allemagne.

La déclaration de l’homme d’affaires a été applaudie dans la salle.

Le premier ministre a répondu à l’entrepreneur, en rappelant que «depuis deux ans, le nombre d'immigrants temporaires au Québec est passé de 300 000 à 600 000» et que cela mettait de la pression sur les logements et les services publics.

«On veut réduire le nombre d'immigrants temporaires, mais on veut le faire d'une façon intelligente selon les besoins des régions», a-t-il répondu

«N'enlevez-moi pas mon monde»

Une autre entrepreneure, Marie-Jeanne Bonneau, est allée voir François Legault après son discours pour lui livrer essentiellement le même message que Jean-Denis Toupin.

«Enlevez-moi pas mon monde. Il faut régler le problème. Moi j'ai des travailleurs étrangers temporaires. Ce sont des machinistes, ce sont des soudeurs. Cette année, je devrais en retourner», a dit la directrice adjointe et copropriétaire des Industries Dodec au premier ministre.

François Legault est revenu sur le sujet ensuite en mêlée de presse affirmant qu'«en région, il faut regarder la hauteur des salaires».

«Oui, des bons emplois bien payés qui permettent de contribuer au service public, on en veut. Maintenant les bas salaires, il faut être prudent», a-t-il soutenu.

Le premier ministre Legault ne cesse de marteler qu’il y a trop d’immigrants temporaires au Québec. Le gouvernement caquiste a pris plusieurs mesures pour en réduire le nombre.

François Legault met aussi beaucoup de pression sur Ottawa pour qu’il fasse de même dans les secteurs qu’il contrôle, particulièrement les demandeurs d’asile. Il a d’ailleurs réitéré cette demande aux deux principaux chefs fédéraux, Mark Carney et Pierre Poilievre, qui sont en campagne électorale actuellement.

Face aux droits de douane de Donald Trump, le premier ministre a choisi d’aller en mission économique en Allemagne afin de soutenir les entreprises québécoises dans la diversification de leurs marchés.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Louise Arbour devient la nouvelle gouverneure générale du Canada
Publié à 9h00

Louise Arbour devient la nouvelle gouverneure générale du Canada

La cérémonie d'installation de l'ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour en tant que 31e gouverneure générale du Canada aura lieu ce lundi à Ottawa. La cérémonie, qui se tiendra au Sénat du Canada et qui commencera vers 10 heures, comprendra un salut de 21 coups de canon, une lecture de poésie et deux prestations musicales. Le ...

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels
Publié hier à 15h00

Climat: quand le capital ne reflète plus les risques réels

Les modèles économiques sur lesquels s'appuient des gouvernements, des banques et des investisseurs pour évaluer les risques climatiques sont fondamentalement erronés, selon un récent rapport qui a fait l’objet d’une conférence au Sommet de la finance durable, à Montréal. Les institutions financières et les décideurs politiques se ...

Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer
Publié le 4 juin 2026

Sommet sur l'itinérance: Christine Fréchette refuse de s'avancer

Le gouvernement caquiste refuse de s'engager à tenir un sommet sur l'itinérance, comme le demandait une coalition de personnalités et d'organismes. La première ministre Christine Fréchette a reconnu la nécessité d'une meilleure coordination, comme la coalition le fait valoir, mais ne s'est pas avancée en faveur d'un sommet, contrairement au ...