Démission du premier ministre du Québec
François Legault aura été beaucoup plus qu'une étoile filante en politique
Il se dira sans doute bien des choses sur François Legault dans les jours et les mois à venir, mais personne ne le qualifiera d’étoile filante.
Son passage aura en effet profondément marqué le paysage politique québécois, et ce, durant plusieurs années.
C’est Lucien Bouchard qui avait recruté le comptable et cofondateur d’Air Transat en 1998 pour le nommer ministre du Commerce, de la Science et de la Technologie, et ce, deux mois avant même qu’il ne soit élu une première fois comme député de Rousseau à l’élection générale d’octobre de la même année.
Il devait ensuite occuper les deux postes les plus importants au conseil des ministres, soit ministre de l’Éducation, puis ministre de la Santé et des Services sociaux dans les gouvernements successifs de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, avant de se retrouver dans l’opposition en 2003.
Ce passage de l’autre côté de la chambre durera cinq ans avant qu’il ne démissionne comme député.
Au début de 2011, il publie avec l’homme d’affaires Charles Sirois le manifeste de la Coalition pour l’avenir du Québec et le parti portant ce nom verra le jour à la fin de la même année avec François Legault comme chef.
Sous cette nouvelle bannière de la CAQ, il sera élu une première fois dans la circonscription de l’Assomption en 2012, le Parti québécois formant alors un gouvernement minoritaire sous Pauline Marois. La CAQ réussit alors à faire élire 19 députés.
Le PQ sera battu deux ans plus tard par les libéraux de Philippe Couillard et l’élection de 2014 permettra à 22 députés caquistes de prendre place à l’Assemblée nationale.
En 2018, la CAQ réussit à défaire le duopole politique Parti québécois/Parti libéral pour la première fois depuis les années 1960, prenant le pouvoir avec 74 sièges sur 125, mais seulement 37 % des voix.
À l’issue de sa gestion de la pandémie, la CAQ récolte 90 sièges et 41 % du vote populaire lors de l’élection de 2022. François Legault est alors au sommet de sa popularité.
Son dernier mandat aura été marqué par la chute de cette popularité et une série de décisions impopulaires, chute manifeste dans les sondages montrant que la CAQ aurait du mal à maintenir même une minuscule poignée de sièges et que les trois quarts des Québécois avaient une opinion défavorable ou très défavorable du premier ministre Legault lui-même.
Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Ces cinq éléments seront à suivre dès la rentrée parlementaire à Ottawa
Les députés rentrent à Ottawa pour la session d'automne de la Chambre des communes, qui débute lundi. La session s'annonce chargée avec la publication du budget fédéral, les débats sur les projets de loi et d'autres élections fédérales partielles qui se profilent. Voici cinq éléments à suivre : Le budget Le gouvernement du premier ...
LIRE LA SUITE
C'est jour de rentrée parlementaire pour les députés de la Chambre des communes
Les députés de la Chambre des communes reprennent leurs travaux lundi après la pause estivale, avec l'économie et les partenariats commerciaux au cœur des débats, dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis. Le premier ministre Mark Carney a fait savoir que son gouvernement présentera, au cours de cette session parlementaire, ...
LIRE LA SUITE
Jour 25: une prétendue alliance entre Plamondon et Duhaime brandie par leurs rivaux
En cette 25e journée de la campagne électorale au Québec, une prétendue alliance idéologique entre Paul St-Pierre Plamondon et Éric Duhaime a été brandie par leurs adversaires, la porte-parole solidaire Ruba Ghazal parlant même d'une «bromance» entre les chefs péquiste et conservateur. En point de presse, Mme Ghazal a brossé le portrait ...
LIRE LA SUITE