Retraite de Michael Rousseau
Soulagement à Québec après l'annonce du départ du PDG d'Air Canada
Les candidats à la chefferie caquiste, Christine Fréchette et Bernard Drainville, ont accueilli positivement lundi l'annonce du départ à la retraite du PDG unilingue d'Air Canada, Michael Rousseau.
«C'était la seule chose censée à faire, a immédiatement réagi M. Drainville sur le réseau X. Le prochain PDG d'Air Canada doit parler français. C'est une question de respect.»
Mme Fréchette a également demandé au conseil d'administration d'Air Canada de nommer un nouveau PDG bilingue.
«L'entreprise est assujettie à la Loi sur les langues officielles, a-t-elle souligné. Il est temps que ça paraisse jusqu'au sommet de l’entreprise.»
«C'est la seule décision crédible et respectueuse des francophones, des Québécois et de l'Assemblée nationale, et la seule qui enverrait enfin le signal que les choses changent», a-t-elle ajouté.
À Ottawa, le ministre des Transports, Steven MacKinnon, a tenu à remercier M. Rousseau pour ses années de service.
Il a également salué «sa contribution au maintien de la position du Canada en tant que chef de file du transport aérien international».
«Le gouvernement (...) continuera de travailler étroitement avec la direction et le c.a. d'Air Canada afin de veiller à ce que la compagnie offre un service sûr, fiable, abordable et bilingue à l'ensemble des Canadiens», a-t-il déclaré.
Tôt lundi matin, le c.a. d'Air Canada a annoncé par communiqué que Michael Rousseau l'avait informé de sa décision de prendre sa retraite d'ici la fin du troisième trimestre de 2026.
Plusieurs politiciens réclamaient la tête de M. Rousseau après l'enregistrement d'une vidéo de condoléances où on ne l'entendait dire que «bonjour» et «merci» en français.
Il réagissait alors à l'accident survenu il y a une semaine sur le tarmac de l'aéroport LaGuardia, à New York, lors duquel deux pilotes – dont un Québécois – ont été tués.
Michael Rousseau avait aussi reçu les remontrances du premier ministre canadien Mark Carney, qui lui reprochait son «manque de jugement et de compassion».
Le dirigeant avait d'ailleurs été convoqué devant le comité des langues officielles, puisque, même si elle a été privatisée en 1988, Air Canada reste assujettie à la Loi sur les langues officielles.
Le PDG d'Air Canada s'était excusé par écrit, mais il avait admis que, malgré ses efforts, il demeurait incapable de s'exprimer adéquatement en français.
- Avec les informations de Mathieu Paquette à Montréal
Caroline Plante, La Presse Canadienne
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