Le prix du pétrole chute après l'annonce d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les É.-U.
Les cours du pétrole ont chuté et les contrats à terme sur les actions américaines ont bondi après que le président Donald Trump a renoncé à sa menace de lancer des attaques dévastatrices contre l'Iran. Les contrats à terme sur le pétrole brut américain ont chuté de plus de 15 %.
Les contrats à terme sur l'indice S&P 500 gagnaient 2,2 % à 20h05 (heure de l'Est), tandis que ceux sur le Dow Jones progressaient de 930 points, soit 2 %.
M. Trump a déclaré que l'Iran avait proposé un plan de paix en 10 points «réalisable» qui pourrait contribuer à mettre fin à la guerre lancée par les États-Unis et Israël le 28 février.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mercredi matin que les navires seraient autorisés à traverser le détroit d'Ormuz, l'étroite embouchure du golfe Persique, au cours des deux prochaines semaines, sous la coordination de l'armée iranienne.
Il n’était pas tout à fait clair si cela signifiait que l’Iran allait relâcher son emprise sur cette voie navigable cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Abbas Araghchi a écrit dans un communiqué: «Pendant deux semaines, le passage en toute sécurité par le détroit d’Ormuz sera possible grâce à la coordination avec les forces armées iraniennes et en tenant dûment compte des contraintes techniques.»
Les contrats à terme sur le pétrole brut américain ont chuté de 14,7 % à 96,27 $ le baril, tandis que le Brent, la référence internationale, a reculé de 14,4 % à 93,48 $. Le prix reste bien supérieur à son niveau du début de la guerre.
Par ailleurs, à l’ouverture des marchés asiatiques, le Nikkei japonais a progressé de plus de 4 % et le Kospi sud-coréen a gagné 6 %.
Plus tôt, les actions américaines avaient fortement fluctué pendant la séance régulière, alors que l’incertitude concernant la guerre avec l’Iran s’était accrue après que Donald Trump eut menacé qu’une «civilisation entière mourrait ce soir, pour ne jamais renaître» si l’Iran ne respectait pas son ultimatum fixé à 20h, heure de l’Est, pour ouvrir le détroit d’Ormuz.
Le S&P 500 a chuté de 1,2%, mais les actions ont rebondi en fin de séance après que le premier ministre pakistanais a exhorté Trump à prolonger son délai de deux semaines supplémentaires et demandé à l’Iran d’ouvrir le détroit pour la même durée.
Le S&P 500 a effacé toutes ses pertes et a terminé en légère hausse de 0,1 %. Le Dow Jones Industrial Average a reculé de 85 points, soit 0,2 %, et le Nasdaq Composite a gagné 0,1 %.
Il s'agit des dernières fluctuations qui ont secoué les marchés financiers depuis fin février en raison de la profonde incertitude quant à la fin des combats.
Les cours du pétrole ont également été instables. Le prix du baril de brut américain de référence à livrer en mai a brièvement dépassé les 117 $ avant de s'établir à 112,95 $.
Les prix du pétrole ont flambé, car la guerre a perturbé la production et le transport du brut dans le golfe Persique. Une grande partie de ce pétrole quitte le golfe par le détroit d’Ormuz pour rejoindre des clients dans le monde entier, mais l’Iran l’a bloqué à ses ennemis.
Les marchés craignent qu’une perturbation à long terme ne maintienne les prix du pétrole à un niveau élevé pendant longtemps et ne provoque une vague d’inflation dévastatrice qui s’abattra sur l’économie mondiale.
Le prix moyen du gallon d’essence ordinaire aux États-Unis a bondi à 4,14 $, selon l’AAA. Il était inférieur à 3 $ quelques jours avant que les États-Unis et Israël ne lancent des attaques pour déclencher la guerre fin février.
Sur le marché obligataire, les rendements des bons du Trésor ont baissé à l'annonce d'un éventuel cessez-le-feu. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans est tombé à 4,24 %, contre 4,30 % plus tôt mardi.
Ce niveau reste toutefois bien supérieur à celui de 3,97 % enregistré avant la guerre, et cette hausse a entraîné une augmentation des taux des prêts hypothécaires et autres crédits accordés aux ménages et aux entreprises américaines, ce qui ralentit l'économie.
- Avec les informations de l'Associated Press
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