Les employés civils de la régie réclament l'équité
Crédit: Simon Dessureault
Les négociations pour le renouvellement de la convention collective des employés civils de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville, échue depuis deux ans, sont dans une impasse. Elles achoppent principalement sur une question d'équité entre les employés de la Régie.
En avril 2009, les policiers - en majorité des hommes - ont obtenu des améliorations à leur régime de retraite comprenant des injections d'argent neuf. Autour de la même période, les cadres à l'emploi de la Régie - en majorité des hommes - ont eu droit à des ajustements comparables, selon l'information obtenue.
Les employés civils (secrétaire, analyste, informaticien, par exemple) - à 80 % des femmes - réclament une amélioration semblable à leur régime de retraite, en vain jusqu'à maintenant.
«Il est bien malheureux que les négociations soient paralysées sur une question d'équité élémentaire. Nous réclamons le même traitement que les autres groupes d'employés, c'est tout. Ce qui est bon pour les cadres, les policiers et les hommes est sûrement bon pour les préposés aux télécommunications 911, les employés de bureau et les femmes», déclare France Jolicœur, présidente du Syndicat des employés civils de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville.
Des demandes jugées raisonnables
Depuis la dernière rencontre de négociation, le 18 mai dernier, rien n'a bougé, selon les dires de Mme Jolicœur. « Pourtant, on est déjà revenu sur notre position et on juge nos demandes raisonnables. »
« Nous avons déposé une demande de conciliation et une première rencontre a eu lieu jeudi dernier, mais avec ce qu'on a vu, je n'ai pas vraiment espoir que ça se règle prochainement, fait-elle valoir. D'autres rencontres sont prévues en janvier et février, mais l'impasse demeure. Nous envisageons maintenant d'autres moyens de pression», ajoute la présidente.
Depuis l'assemblée générale du 15 septembre dernier, les employés ont voté la suspension du port de l'uniforme.
Quant à la partie patronale, le directeur adjoint de la régie, Claude Danis, s'est dit surpris qu'un communiqué ait été publié. « On avait établi des bases solides à l'effet que ce qui était dit à la table de négociations restait à la table de négociations. Ça fait un bout qu'on négocie et les relations sont bonnes. Je ne m'attendais donc pas à une sortie médiatique. » Celui-ci n'a pas voulu commenter davantage.
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