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Les chauffeurs de taxis d’ici sont solidaires

Les chauffeurs de taxi de la Rive-Nord sont parfois apeurés de travailler la nuit.
Photo: Photo François-David RouleauLes chauffeurs de taxi de la Rive-Nord sont parfois apeurés de travailler la nuit.
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 « J’aurais fait la même chose, a constaté Réjean Gauvreau qui effectue ce travail depuis quatre ans. Je n’aurais pas attendu que quelqu’un monte sur ma voiture avant de partir. C’est une situation de panique, il faut sauver sa peau. »

Ce chauffeur a observé que les agressions sont fréquentes même s’il s’agit d’une région relativement tranquille. « J’ai reçu quelques menaces mais je n’ai pas peur. On m’a même craché au visage une fois. J’ai appris à jauger les clients au fil des ans », a-t-il ajouté.

La seule entreprise de taxis sur la rive-nord, Taxi 7000, dessert tout le territoire des Basses-Laurentides. Autrefois répartitrice, la chauffeuse Martine D’Auteuil a affirmé qu’un événement semblable n’est jamais survenu durant ses 30 années de carrière. « Ce sont des situations plus fréquentes la nuit. Nous avons vécu des hold-up et on a déjà retrouvé un chauffeur ligoté dans sa valise. Les mauvaises histoires sont plus fréquentes la nuit. »

Peur

Un chauffeur occasionnel désirant garder l’anonymat affirme surveiller ses arrières lorsqu’il travaille la nuit.

« J’ai quand même peur parfois, a-t-il avoué. J’ai déjà eu une altercation avec des clients dans la vingtaine sous l’influence de l’alcool parce que je leur demandais un dépôt à cause de leur état d’alcoolémie très avancé. »

Outre la violence, les chauffeurs déplorent que plusieurs clients ne veuillent pas payer leur course. « On a jamais endommagé ma voiture mais c’est fréquent de voir un client se pousser en courant. D’autres demandent à s’arrêter dans un commerce pour aller chercher de l’argent et prennent la fuite par une autre porte. C’est dommage », a observé pour sa part Claude Cadieux qui conduit son taxi depuis 15 ans.

À la Régie intermunicipale de police de Thérèse-De Blainville, le policier Martin Charron affirme qu’il est « difficile de comptabiliser ce genre d’événement parce que nous ne tenons pas compte de l’emploi du plaignant ou de la victime dans nos registres. »

 

 

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