Une école adopte un chien Mira
Par Fanny Arnaud
L’Académie Sainte-Thérèse accueille depuis quatre semaines un nouvel élève, Ghana, une petite chienne Mira, âgée de trois mois, venue faire son apprentissage parmi les écoliers du primaire.
Et ce n’était pas gagné d’avance!
En effet, les chiens Mira sont confiés à des familles d’accueil sous certaines conditions seulement. Il faut que l’animal ne reste jamais seul plus de quatre heures de suite, qu’il socialise et qu’il apprenne les rudiments du dressage. Ensuite, les chiens sont formés pendant six mois à la fondation puis sont attribués à des personnes handicapées.
Mais, c’était sans compter la détermination de Mme France Gaudreault, coordonnatrice à la vie scolaire et amoureuse des chiens, qui, de sa propre initiative, a présenté un dossier au nom de l’école.
Mme Gaudreault garde Ghana le soir et les fins de semaine. La journée, le petit labrador noir vient à l’Académie où elle participe aux activités avec les enfants.
«On ne peut pas faire mieux pour socialiser un chien que de l’amener dans une école avec 800 enfants de cinq à 10 ans», a-t-elle confié.
Responsabiliser les enfants
La direction de l’école a accepté le projet de Mme Gaudreault sans difficulté et aucun des parents des 800 écoliers n’y a trouvé à redire.
Cette collaboration n’est pas bénéfique qu’à la petite chienne Ghana. Sa présence apporte également beaucoup aux enfants et au personnel de l’école.
«On apprend aux enfants à prendre soin d’un animal, on les responsabilise», a expliqué Mme Gaudreault.
Selon elle, les techniciennes spécialisées viennent souvent chercher Ghana pour calmer les enfants et l’infirmière de l’école fait appel à la petite chienne pour arrêter les pleurs.
«Tout le monde est tombé en amour avec elle, les enfants lui ont écrit des cartes pour la Saint-Valentin.»
Et, dans les couloirs de l’école, toutes les personnes qui croisent Ghana s’arrêtent pour lui faire une caresse.
Aider la Fondation Mira
Ce projet vise aussi à aider la Fondation Mira dont la mission est d’aider les personnes qui présentent une ou plusieurs déficiences visuelles ou motrices et aux enfants atteints de troubles envahissants du développement.
Mme Gaudreault confie que laisser partir Ghana va être dur pour tout le monde, mais la petite chienne est dressée dans un objectif bien particulier et les enfants en sont conscients. Ils savent que Ghana va venir en aide à une personne qui en a besoin.
Pour Mme Gaudreault, du début à la fin, cette expérience, «ce n’est que du positif».