Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les producteurs de la région peuvent souffler un peu

durée 09h43
23 juillet 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par François-David Rouleau

Les agriculteurs des Basses-Laurentides sont épargnés des nouvelles mesures du gouvernement fédéral qui a limité la venue des travailleurs étrangers temporaires, du moins jusqu’à présent. Sans certaines exemptions, ils auraient été contraints à cesser leurs activités.

 

« Si nous avions plus le droit d’engager des travailleurs étrangers, j’aurais mis fin à la production, a déclaré la propriétaire de l’entreprise FraiseBec située à Sainte-Anne-des-Plaines, Isabelle Charbonneau. Le problème n’est pas au Québec, il se trouve ailleurs au Canada. Le gouvernement met tout le monde dans le même bateau. »

Dans son programme baptisé « Les Canadiens d’abord », le gouvernement fédéral vise à réduire de moitié le nombre de travailleurs étrangers temporaires d’ici trois ans en instaurant une série de mesures qui forcent d’abord les employeurs à recruter des citoyens canadiens avant de se tourner vers l’étranger. Le secteur de l’agriculteur profite toutefois de certains avantages pour en assurer sa viabilité.

Depuis le début du programme d’emploi il y a une quinzaine d’années, les Charbonneau engagent une centaine de travailleurs étrangers. Cet été, ils en comptent 159 dans leurs champs de petits fruits. Ils les accueillent et les logent durant toute la période de production. Sans eux, la récolte serait quasi-impossible.

« Ils viennent ici pour travailler, ils sont très fiables, a expliqué Mme Charbonneau qui accueille majoritairement des femmes. Ils sont habitués dans ce domaine. »

Augmentation

Plus de 1200 travailleurs étrangers temporaires sillonnent les champs des Laurentides cet été. Le nombre ne cesse d’augmenter chaque année. Cette année, 1350 immigrants travaillent dans les champs de la région agricole Outaouais-Laurentides. Ce secteur avait d’ailleurs enregistré une hausse de 21,6% entre 2008 et 2012.

« Nous n’arrivons pas à trouver une main-d’œuvre suffisante. Il faut travailler de nombreuses heures en une très courte période de temps. Les demandes sont grandissantes et des disponibilités sont réduites. La nature n’attend pas », fait savoir Émilie Caron, directrice du centre emploi agricole de l’Union des producteurs agricole dans la région (UPA).

Selon Denis Hamel, directeur général de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME), le programme actuel n’est pas menacé mais il traverse une situation difficile. « Les employeurs font de bons efforts de recrutement. L’intérêt n’y est tout simplement pas. Le travail agricole n’est pas très valorisé. D’autres emplois sont moins exigeants. Ce problème n’est pas unique au Québec, il est mondial.

Chez FraiseBec, le problème est récurrent. « Nous traînons le même problème depuis 15 ans. Il faut essayer d’exclure l’agriculture de ces réformes, sinon c’est la fin », a conclu Isabelle Charbonneau.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 mars 2026

Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l'hiver dégèle et se gorge d'eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l'Université d'Ottawa. Les travaux de l'équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les ...

Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...

Publié le 11 mars 2026

Le Collège Lionel-Groulx invite la population à sa collecte de sang

Le jeudi 20 mars, le Collège Lionel-Groulx tiendra une collecte de sang en collaboration avec son Club de secourisme et Héma-Québec. Les citoyens sont invités à venir faire un don. On rappelle que cela est un geste important et qui prend peu de temps : Une heure. Un don. Un impact réel. Ce petit geste peut faire toute la différence pour des ...