Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Boisbriand forcée d'encadrer les " cabanes " juives sur tout son territoire

durée 05h30
7 novembre 2014
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Eric Mondou
email
Par Eric Mondou, Journaliste

Devant l’expansion de sa communauté juive hassidique, la Ville de Boisbriand étendra sur l’ensemble de son territoire l’encadrement relatif à l’installation des cabanes provisoires utilisées durant la fête du Souccot.

Chaque automne, durant une semaine, cette fête religieuse juive amène les fidèles à vivre dans des cabanes annexées à leur résidence principale, appelées souccot.

La Ville de Boisbriand encadre déjà ce type d’aménagement temporaire, mais uniquement dans le quartier où vivent les quelque 5000 juifs hassidiques, au nord du chemin de la Rivière-Cachée.

Or, au cours des derniers mois, la communauté s’est étendue en dehors des limites de ce périmètre. Depuis janvier dernier, une vingtaine de résidences auraient été achetées dans les rues avoisinantes par des membres de la communauté Tosh.  

“ Le fait que ces gens achètent des maisons à l’extérieur de la communauté ne fait pas en sorte qu’ils changent leur pratique religieuse pour autant. Pour cette raison, nous allons devoir encadrer les cabanes dans l’ensemble de la municipalité ”, a indiqué la mairesse de Boisbriand, Marlene Cordato.  

Sécurité et esthétisme

Pour l’instant, la municipalité permet, dans le quartier hassidique, que les habitations provisoires soient installées durant trois semaines, soit une semaine avant et une semaine après la célébration.

La mairesse pense calquer cette réglementation pour le reste du territoire.

“ Nous allons encadrer cela en fonction de deux critères: la sécurité et l’esthétisme”, a-t-elle mentionné.

La première magistrate a tenu à préciser qu’un jugement du tribual avait donné raison il y a quelques années à des Juifs orthodoxes quant à l’implantation de ces soucotts sur le territoire de Montréal. Par conséquent, elle estime qu’il vaut mieux encadrer que de risquer de se lancer dans une périlleuse aventure judiciaire.  

Peu de plaintes 

Lors de la dernière assemblée du conseil municipal, mardi soir, un citoyen vivant sur l’avenue de la Renaissance est venu implorer les élus d’être plus vigilants envers les membres de cette communauté.

Consterné par le désordre de son voisin hassidique, ce citoyen a décidé de mettre sa maison en vente et de quitter la ville où il vit depuis 25 ans.

Selon Mme Cordato, des plaintes comme celles-ci sont rares.  

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 9 janvier 2026

Les Canadiens vivent en bonne santé moins longtemps

Les Canadiens vivent en bonne santé moins longtemps, montrent les données de Statistique Canada sur l'espérance de vie ajustée sur la santé (EVAS), dévoilées vendredi. En 2023, l'EVAS à la naissance était de 66,9 ans, soit deux ans de moins qu'en 2019 et 2020. Comparativement à l'espérance de vie, l'EVAS tient compte à la fois de la morbidité et ...

Publié le 9 janvier 2026

Le quart des Canadiens préféreraient ne pas savoir qu'ils sont atteints d'alzheimer

La stigmatisation qui persiste autour de la maladie d'Alzheimer freine les gens à aller chercher de l'aide. Un quart des Canadiens préféreraient ne pas savoir s'ils en sont atteints et la moitié ne sauraient pas par où commencer pour obtenir de l'aide, apprend-on dans un nouveau sondage Léger. Les résultats du coup de sonde ont été dévoilés cette ...

Publié le 8 janvier 2026

Une noyade de plus en 2025 dans la région des Laurentides

La Société de sauvetage a partagé son bilan à partir de ses données préliminaires concernant les noyades au Québec pour l'année 2025. Sur les 61 décès enregistrés, deux se sont produits dans les Laurentides, soit une de plus que l'année précédente. La région des Laurentides fait partie des régions qui ont enregistré le plus faible nombre de ...