Abolition de l'AMT
La MRC de Thérèse-De Blainville se questionne
Alors que les médias rapportaient vendredi que les jours de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) étaient comptés, les principaux acteurs de la MRC de Thérèse-De Blainville s'interrogent sur le processus et les résultats attendus.
C'est par l'entremise des médias que ceux-ci ont pris connaissance du projet de révision de la gouvernance métropolitaine en transport, présenté par le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti, vendredi.
Dans ce plan, l'AMT serait remplacée par deux nouvelles entités. La première, l'Agence régionale de transport (ART), relèverait de la CMM. Elle deviendrait responsable de la planification et de la tarification. Le second, le Réseau des transports métropolitains (RTM), deviendrait responsable des 13 conseils intermunicipaux de transports, selon ce qu'indique le quotidien La Presse.
Par voie de communiqué, la MRC tenait à saluer cette volonté de régler les problèmes relatifs au transport métropolitain, mais elle a tenu à exprimer sa surprise, car les demandes historiques de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dans le rapport préliminaire de la Commission du transport de la CMM déposé en octobre dernier, allaient plutôt dans le sens du maintien de l’AMT.
Des structures de trop
Selon la MRC, la révision de la gouvernance métropolitaine devait notamment permettre une répartition plus équitable du pouvoir décisionnel en matière de transport. Cette dernière se questionne sur la nécessité de créer de nouvelles structures plutôt que de s'appuyer sur les structures existantes disposant déjà d'une expertise dans le domaine.
« Nous craignions que ce projet de révision ne fasse diversion face aux besoins réels en transport collectif, et qu’on perde ainsi un temps précieux en fabrication de nouvelles structures organisationnelles. Tous sont conscients qu’il faut une planification mieux intégrée, un système plus simple et convivial pour les usagers, plus de voies réservées, plus de stationnements incitatifs, plus d’autobus, plus de wagons de train, plus de gares et plus de métro. La MRC se questionne sur les moyens proposés par le projet de révision pour en arriver à ces résultats. On risque de passer beaucoup de temps à bâtir des structures, sans savoir s’il y aura plus de ressources pour le transport collectif », a mentionné Paul Larocque, préfet de la MRC, qui compte 160 000 habitants.
C'est dans un souci d'améliorer les services aux citoyens que la MRC et ses partenaires en transport collectif jetteront un œil aiguisé sur les détails de ce projet de révision, prochainement.

