L'UPAC mène des perquisitions à Blainville
L’Unité permanente anticorruption (UPAC) procède à des perquisitions à l’hôtel de ville de Blainville et à l’entreprise Domco, située dans la même municipalité, mardi.
Quelque 70 policiers sont à l’oeuvre afin de mener des frappes dans cinq lieux différents de la couronne nord, a précisé la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérique Laurence.
«Aucune arrestation n’est prévue. Des gens pourraient être rencontrés. C’est une étape dans une enquête», a indiqué Mme Laurence.
Des policiers sont arrivés tôt ce matin à l’hôtel de ville de Blainville. Le bâtiment serait fermé toute la journée, selon un policier rencontré sur les lieux.
Quelques kilomètres plus loin, sur le boulevard Michèle-Bohec, les entreprises Domco et Tapage Communication, dirigées par Dominic Cayer, ont également reçu la visite de l’UPAC.
Lors du passage de l’Écho de la Rive-Nord, une voiture de la Sûreté du Québec était bien en vue devant le bâtiment.
Liens étroits
Les liens entre M. Cayer et Blainville ont souvent fait les manchettes dans le passé.
Conseiller stratégique de l’ancien maire François Cantin, ex-président du Vrai Blainville, conseiller municipal de Blainville entre 2001 à 2005, ex-président de l’Association des gens d’affaires de Blainville, Dominic Cayer a été très impliqué dans la vie politique et économique blainvilloise.
Lors de la Commission Charbonneau, son nom a été cité à quelques reprises.
Roger Desbois, un ex-ingénieur de la firme Tecsult, avait admis lui avoir remis quelque 10 000$ destinés au Vrai Blainville, parti politique de l’ex-maire Cantin. M. Cayer et M. Cantin avaient démenti ces allégations.
Pour sa part, l’ex-organisateur d’élections clé en main, Gilles Cloutier, avait évoqué le rôle important que jouait Dominic Cayer dans l’attribution des contrats à Blainville. Une fois de plus, ce dernier avait balayé du revers de la main les dires du témoin.
Les nombreux contrats municipaux empochés par la firme Tapage Communication au cours des dernières années ont également fait couler beaucoup d’encre.
En 2009, après deux ans d’enquête, le ministère des Affaires municipales s’était interrogé sur la légalité du processus d’attribution des contrats et avait recommandé à Blainville une “plus grande vigilance”.
Au moment d’écrire ces lignes, la Ville de Blainville n’avait toujours pas réagi aux frappes menées par l’UPAC. Le maire, Richard Perreault, ainsi que tous les conseillers municipaux qui siègent à l’hôtel de ville, sont issus du même parti que l'ex-maire Cantin, le Vrai Blainville.

