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États financiers consolidés 2014

Décisions difficiles à l'horizon à Rosemère

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11 mai 2015
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Simon Servant
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Par Simon Servant, Journaliste

La mairesse de Rosemère, Madeleine Leduc, a convié les médias à une conférence de presse, lundi, afin de faire le constat des états financiers consolidés de la Ville pour l'année 2014.

Ces états seront d'ailleurs déposés en séance ordinaire du conseil municipal, lundi soir. En dépit de la réduction de la dette nette et d'un excédent de 316 000 $, la mairesse se montre tout de même préoccupée par l'avenir financier de sa municipalité.

Soulignant la rigueur et la saine gestion de son administration au cours des dernières années, Mme Leduc a avoué que cet excédent enregistré au 31 décembre dernier ne représentait qu'à peine un peu plus de 1 % du budget de la Ville de Rosemère.

« Les excédents fondent constamment. En 2012, il était de 1 581 000 $ alors qu'en 2013, il a atteint 1 355 000 $. La marge de manœuvre est quasi inexistante », a-t-elle déclaré, indiquant que les excédents accumulés atteignent 1 155 448 au 31 décembre 2014.

Dette

En plus de la stabilité des revenus et des dépenses, comparativement à l'exercice précédent, c'est une diminution de la dette nette consolidée qui est observable, car elle est passée de 20 604 146 $ en 2013 à 19 275 377 $ en 2014.

« Notre administration s'est assurée de ne pas alourdir indûment la charge fiscale des citoyens, tout en procédant à des emprunts pour réaliser des travaux d'importance, notamment la mise à niveau complète de l'écocentre, la reconstruction du pont Lauréanne, la réhabilitation et le remplacement de conduites d'aqueduc sur plusieurs rues, de même que la réfection de la montée Lesage », a fait valoir Mme Leduc.

Décisions importantes

Malgré la santé financière de la Ville, la réduction constante des surplus et l'atteinte de l'équilibre budgétaire en 2015 offrent un portrait préoccupant pour l'avenir de Rosemère. Toutefois, son administration met déjà l'épaule à la roue afin de trouver des solutions.

« Nous agissons de manière rigoureuse et responsable, sans attendre la ratification d'un nouveau Pacte fiscal. On nous dit qu'il y aura un pacte fiscal, mais nous prenons pour acquis qu'il n'y en aura aucun. À cet égard, un comité de travail stratégique procède à la révision des coûts et de la performance de l'ensemble de l'organisation », a soutenu la mairesse.

Avant de prendre des décisions difficiles et déchirantes, la Ville donnera suite à son engagement de convier la population, dans les prochains mois, à une consultation publique dans le but d'en discuter.

Une augmentation des taxes sera considérée, tout comme l'optimisation des services ou la création d'un fonds temporaire. Étant donné que Rosemère puise son argent directement du rôle foncier, il est dur pour l'administration de trouver d'autres sources de revenu.

« Si nous n'avions pas augmenté les taxes de 4,9 %, nous ne parlerions pas d'un excédent en ce moment », a conclu Mme Leduc.

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