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Divorce forcé entre Blainville et Tapage communication

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13 mai 2015
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste

Deux semaines après que l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ait mené des perquisitions à l’hôtel de ville et dans les entreprises du conseiller stratégique du maire, Dominic Cayer, la Ville de Blainville a décidé de résilier le contrat octroyé le mois dernier à Tapage communication. 

D’une durée d’un an et d’une valeur de plus de 185 000$, ce contrat confiait à la firme dirigée par M. Cayer les services professionnels de consultation en communication et de communication marketing pour la municipalité. Depuis près de 10 ans, Tapage communication obtenait des mandats de la sorte à Blainville.  

Quelques jours après les frappes de l’UPAC, Dominic Cayer avait réagi en renonçant lui-même à la partie du contrat qu'il considérait être contestée, soit celle de «conseiller stratégique» auprès du cabinet du maire. 

Le conseil de ville en a toutefois décidé autrement en mettant fin à l’intégralité de l’engagement contractuel unissant les deux parties. 

«Compte tenu du contexte actuel, nous avons pris la décision de mettre fin à nos relations d’affaires avec M. Dominic Cayer et ses entreprises», a mentionné le maire Richard Perreault en ouverture de séance mardi soir. 

Questionné à savoir si la municipalité allait retourner en appel d’offres, le maire a souligné que son administration y réfléchissait. 

«Le maire de la Ville, c’est moi»

Lors de la séance du conseil de mardi soir, le maire Richard Perreault a réagi pour la première fois aux perquisitions de l’UPAC. Ce dernier était en vacances à l’extérieur du pays lorsque les enquêteurs sont débarqués le 29 avril dernier dans les locaux de la Ville. 

Il dit avoir été «affecté» et «très surpris» par ces événements. Il a souligné que la municipalité collaborait pleinement au travail des enquêteurs, qu’il dit d’ailleurs avoir rencontrés à son retour de vacances. 

«L’enquête de l’UPAC soulève plusieurs questions pour lesquelles nous n’avons aucune réponse. Nous serons très attentifs à son évolution», a-t-il confié.  

Richard Perreault a voulu se faire rassurant en mentionnant que les contrats accordés aux entreprises de Dominic Cayer au cours des dernières années «étaient tous conformes» et «respectaient le cadre légal». 

Le maire a pris le temps de répondre à l’opposition politique en affirmant que le rôle joué par l’homme d’affaires se limitait à celui de conseiller. 

«Il n’avait aucun pouvoir décisionnel sur quoi que ce soit. Je veux que ce soit clair: le maire de la Ville, c’est moi». 

Il a imploré les élus et les employés municipaux de demeurer fiers et de garder la tête haute malgré les turbulences vécues depuis deux semaines.

«L’honnêteté et l’imputabilité sont des valeurs qui nous sont chères, des valeurs sur lesquelles nous ne ferons aucun compromis», a-t-il terminé. 

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