Controverse sur la campagne de sensibilisation des chats errants: Sainte-Thérèse retire ses pancartes
À peine une semaine après leur installation, quatre pancartes relatives aux chats errants ont été retirées par la Ville de Sainte-Thérèse, non pas sans avoir eu le temps de soulever la controverse.
Le message indiquant de “ne pas nourrir” et de “ne pas abriter” les chats errants a provoqué un véritable tollé sur la toile.
Une pétition pour que ces pancartes soient enlevées circulait depuis 48 heures sur les réseaux sociaux. Au moment d’écrire ces lignes, quelque 800 personnes l’avaient signée.
Selon cette pétition, ces pancartes incitaient ni plus ni moins les citoyens à abandonner les chats errants.
À la lecture de certains commentaires, plusieurs trouvaient inhumain ce comportement. D'autres semblaient comprendre que l’objectif de la campagne était ultimement de capturer, puis d’éliminer les chats errants, ce qu’a toutefois démenti par voie de communiqué la Ville de Sainte-Thérèse, mercredi après-midi.
“Le but de cette campagne était de conscientiser la population à l’importance de faire stériliser leurs animaux de compagnie”, peut-on lire.
“Le but était de minimiser les inconvénients liés à la présence de chats errants sur le territoire, et ultimement, d’éviter que la population de chats errants n’aille en augmentant. Ce qui commence par un ou deux félins se transforme rapidement en des centaines de chats qui s’approprient les alentours et deviennent nuisibles pour le voisinage”, est-il ajouté.
Jointe par téléphone, la porte-parole des communications à la Ville de Sainte-Thérèse, Mélissa Collins, a indiqué que la décision de retirer les pancartes avait été prise, car aucune solution n’était proposée pour le moment par la Ville.
“Nous relancerons la campagne lorsque nous aurons une solution plus concrète à proposer. Pour l’instant, nous n’avons pas de phase 2. C’est un dossier sur lequel on se penche en ce moment”, a -t-elle indiqué.
Mme Collins a précisé que les nombreux commentaires soulevés par le message avaient été entendus par la municipalité.
“C’est sûr que nous en avons entendu parler. Nous ne voulions pas que les esprits continuent à s’échauffer”, de dire Mme Collins.
Pour l’instant, la municipalité souhaite diriger les citoyens qui désirent en connaître davantage aux organismes dédiés à la protection des animaux.

