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Surpopulation des chats errants: elles offrent une solution gagnante et responsable

durée 12h00
19 mai 2015
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Eric Mondou
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Par Eric Mondou, Journaliste

Améliorer la qualité de vie des chats errants tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre les petites bêtes et les citoyens de Boisbriand, voilà l’objectif que s’est donné l’organisme Félins parmi nous

Initiatrice du projet, la conseillère municipale Lori Doucet estime qu’il existe des moyens gagnants et responsables afin de freiner la surpopulation de chats errants. Et à ses yeux, les ignorer ou les envoyer dans des refuges ne font pas partie de ceux-ci.  

Depuis quelques mois, l’équipe de Félins parmi nous travaille d’arrache-pied afin de mettre en branle le programme de capture-stérilisation-relâche-maintien (CSRM). 

«Nous répondons à une demande des citoyens de Boisbriand. Nous recevons beaucoup d’appels de gens qui se questionnent sur l’existence de programme pour les chats errants. Nous avons vu ce que fait S.O.S Félins à Prévost et nous nous sommes aperçus qu’il y avait d’autres moyens pour solutionner de façon responsable le problème des chats errants», indique-t-elle.

Selon Mme Doucet, les mérites du CSRM, qui consiste, comme son nom l’indique, à capturer, stériliser et relâcher le chat itinérant, ont largement été documentés.   

«Cela a été prouvé, des statistiques démontrent que de faire stériliser les chats errants est la meilleure solution. Ce n’est pas une solution miracle. Ce n’est pas une solution instantanée, mais bien une avenue bénéfique sur le long terme», mentionne-t-elle.

Première capture en septembre 

L’organisme procédera à une première vague de capture dès septembre prochain. Une fois les chats stérilisés, on tentera de leur trouver une famille d’accueil. S’il n’y a pas preneur, les bêtes seront relâchées au même endroit où elles ont été capturées. 

Ces chats dits «communautaires» pourront être reconnus par un bout d’oreille manquant. C’est de cette façon qu’on identifiera ceux qui auront été stérilisés. 

Mais avant cette grande étape de la capture, Mme Doucet et ses collègues veulent d’abord identifier les colonies de chats errants présentes sur le territoire. Une journée de micropuçage des bêtes domestiquées est également prévue au calendrier.

Fonds nécessaires   

Pour qu’un tel projet puisse aller de l’avant, des sommes d’argent sont évidemment nécessaires. Croyant au programme, la Ville de Boisbriand a remis 10 000 $ en 2015 à l’organisme sans but lucratif.

On souhaite également remettre des reçus d’impôt pour les dons faits par la population. Un calendrier des chats capturés sera également réalisé et mis en vente afin de regarnir les coffres de l’OSBL.

Appel aux villes avoisinantes

Consciente que la problématique des chats errants ne se vit pas seulement à Boisbriand, Mme Doucet lance un appel aux villes voisines afin qu’elles se joignent au mouvement. 

«C’est un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. Nous sommes ouverts à leur dire ce qu’on fait et à partager nos connaissances. Plus on est de monde et plus on peut faire accélérer les choses», termine-elle. 

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