Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une étude jette un nouvel éclairage sur l'effet des jeux vidéo d'action sur le cerveau

durée 06h00
22 mai 2015
ici

commentaires

ici

likes

imprimante

COMMUNIQUÉ

Une nouvelle étude, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B par l'équipe du Dr Gregory West, professeur adjoint à l'Université de Montréal, et celle de la Dre Véronique Bohbot, chercheuse à l'Institut Douglas et professeure agrégée à l'Université McGill et à l'Institut de recherche Douglas (une installation du CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal), montre que si les joueurs de jeux vidéo d'action font preuve d'une attention visuelle plus efficace, ils sont également bien plus susceptibles d'employer des stratégies de navigation qui font appel au circuit de la récompense du cerveau (le noyau caudé) mais pas au siège de la mémoire spatiale dans le cerveau (l'hippocampe).

Des recherches effectuées précédemment ont montré que les personnes qui utilisent des stratégies de navigation dépendant du noyau caudé ont une diminution de la substance grise et de l'activité cérébrale fonctionnelle dans l'hippocampe.

Actuellement, le temps consacré aux jeux vidéo par l'ensemble des joueurs est de 3 milliards d'heures par semaine. On estime que, à 21 ans, un jeune aura consacré environ 10 000 heures de sa vie à jouer à ces jeux. Les effets sur le cerveau de la pratique intensive des jeux vidéo commencent à peine à être connus.

En quoi cela est-il important?

Cette étude a été menée auprès d'un groupe de joueurs adultes qui s'adonnaient à au moins six heures de cette activité par semaine.

« Pendant plus de 10 ans, la recherche a démontré que les joueurs de jeux vidéo d'action avaient de meilleures capacités liées à l'attention visuelle, dit l'auteur principal Gregory West. Notre recherche actuelle confirme encore une fois cette notion. Toutefois, nous avons également trouvé que les joueurs de jeux vidéo d'action font appel au noyau caudé à un plus haut degré que ceux qui ne jouent pas à des jeux vidéo. Des recherches précédentes ont montré que les personnes qui faisaient appel à des stratégies dépendant du noyau caudé avaient une diminution de la substance grise et de l'activité cérébrale fonctionnelle dans l'hippocampe. Cela veut dire que l'intégrité hippocampique des personnes qui jouent beaucoup à des jeux vidéo d'action pourrait être réduite, ce qui est associé à un risque accru de troubles neurologiques tels que la maladie d'Alzheimer » a ajouté Gregory West.

Du fait que les recherches précédentes ont soutenu que les jeux vidéo avaient des effets positifs sur l'attention, il est important que les recherches futures confirment que le fait de jouer à des jeux vidéo n'a pas d'effets négatifs sur l'hippocampe. Il faudra absolument que les recherches à venir utilisent la neuro-imagerie pour apporter plus de précision à ces conclusions et qu'elles enquêtent sur les effets directs de certains jeux vidéo d'action sur l'intégrité du circuit de récompense et de l'hippocampe.

SOURCE Institut universitaire en santé mentale Douglas

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Le premier bébé de l'année 2026, au Québec, serait né dans la Capitale-Nationale

Le premier bébé de l'année 2026 au Québec serait né au CHUL du CHU de Québec-Université Laval, à 00 h 02 jeudi. Il s'agit d'une fille nommée Lessy-Ann, pesant 3970 grammes et mesurant 51,5 centimètres, a annoncé l'hôpital situé à Québec. Elle est la première enfant d'Alyson Brown-Tremblay et de Stéphanie Lévesque. Les mères et l'enfant se portent ...

Publié hier à 12h00

Le retour de maladies infectieuses de jadis qui étaient presque disparues au Canada

Syphilis, rougeole, tuberculose: l'année 2025 semble avoir été marquée par une certaine recrudescence de maladies infectieuses qui semblaient reléguées au passé. La directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach-Thanh, se dit préoccupée par le recul de la vaccination à l'échelle nationale. «La première chose qu'on va voir quand on ...

Publié hier à 9h00

L'ARC affirme qu'on lui doit plus de 10 milliards $ en prestations liées à la COVID

L’Agence du revenu du Canada (ARC) affirme qu’on lui doit 10,35 milliards $ en prestations liées à la COVID-19. Nina Ioussoupova, porte-parole de l’ARC, a déclaré qu’au 30 novembre, l’agence avait versé 83,5 milliards de dollars en prestations liées à la COVID-19 aux Canadiens, dont 45,3 milliards au titre de la Prestation canadienne d’urgence ...