LETTRE OUVERTE | Des parents dénoncent la relocalisation de six élèves de 1re année
La Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) décide de fermer une classe de 1re année à l’école de la Seigneurie, car elle n’avait que 72 élèves de maternelle inscrits.
Par Cyril Titard et Sophie Martin de Blainville
Au nom d’une saine gestion, elle choisit de remplir trois classes de première année au maximum de sa capacité (22 enfants par classe) et de faire subir à six enfants les réalités d’un changement d’établissement scolaire:
- anxiété;
- déracinement de son milieu;
- éloignement de son domicile;
- perte de ses amis;
- nouveaux intervenants;
- mise en péril du développement continu;
- estime de soi (appartenance);
- problèmes affectifs.
Malheureusement, pour ce faire, la CSSMI suit scrupuleusement sa politique de relocalisation.
Ne nous laissons pas aveugler: la CSSMI gère les élèves comme des marchandises! Le bien-être de l’enfant est absent. Son argument « de la saine gestion » est très discutable. Des classes surchargées engendrent un taux d’élèves en difficulté supérieur que le système devra gérer année après année.
Les élèves relocalisés doivent, en plus de se relever du croque en jambe de l’institution, espérer monter dans le train en marche. Combien coûte tout cela? Est-ce que des études existent en ce sens? À ces questions, la CSSMI a choisi la réponse facile.
Pourtant, le gros bon sens de choisir d’ouvrir quatre classes de 1re année de 18 élèves permettrait, en plus de conduire à titulariser un professeur, d’offrir aux 72 enfants tous les bénéfices qu’engendrent des classes moins surchargées. Cela lui permettrait également d’être conséquente avec son slogan «L’élève en tête», en affichant un enviable bilan de zéro transfert.
