Hausse de près de 100 000 demandes d'aide alimentaire d'urgence selon l'enquête Bilan-Faim 2015
Par Salle des nouvelles
Les demandes d’aide alimentaire d’urgence au Québec sont à la hausse encore une fois cette année et les banques alimentaires manquent de ressources pour y répondre.
En effet, selon les résultats de l’enquête Bilan-Faim 2015 réalisée pour les Banques alimentaires du Québec, ce sont plus de 1,7 million de demandes qui sont faites par mois dans la province : une hausse de près de 100 000 demandes au total par rapport à l’an dernier. Parmi ces demandes, plus du tiers sont pour des enfants.
Le Bilan-Faim est une enquête annuelle qui fournit des renseignements sur le taux d’utilisation des banques alimentaires du Québec et sur le portrait des personnes qui ont recours à cette aide.
Dans un mois typique, les organismes desservis par Moisson Laurentides répondent à plus de 40 899 demandes de paniers de provisions qui ont été donnés à des gens des Laurentides et de la MRC Les Moulins en situation de pauvreté.
« Les demandes augmentent sans cesse, mais nous avons toujours un manque de denrées sans compter le manque de fonds pour récolter plus de dons en nourriture. Les enfants et les aînés, parmi les plus vulnérables de la société, sont de ceux qui sont le plus touchés par la faim au Québec. La situation est alarmante et nous avons besoin de l’aide de tous pour donner à manger à ceux qui ont faim au sein de notre communauté », déclare Zakary O. Rhissa, directeur général des Banques alimentaires du Québec. « 1 $ donné à Moisson Laurentides permet de redonner 15 $ de nourriture », de rappeler Annie Bélanger, directrice générale de Moisson Laurentides. Elle rappelle également qu’à l’approche des fêtes, l’approvisionnement en fruits et légumes frais est plus difficile. Les volumes sont particulièrement à la baisse.
Faits saillants du Bilan-Faim 2015, dans le territoire desservi par Moisson Laurentides :
- 31,5 % des bénéficiaires sont des enfants
- 20 % des demandes proviennent de familles monoparentales
- 9,5 % des demandes proviennent de gens ayant un revenu d’emploi
