Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Ce qu'il faut savoir sur les contrats de préarrangement funéraire

durée 14h44
6 juin 2017
ici

commentaires

ici

likes

imprimante

article commandité

Un préarrangement funéraire consiste à acheter des services funéraires et de sépulture de son vivant. Cette disposition est soumise à une loi gérée par l’Office de la protection du consommateur. Elle oblige les entreprises spécialisées dans ce type de services à verser sur un compte en fiducie 90% des sommes contractées. Les intérêts capitalisés par la suite servent ainsi à actualiser les sommes versées pour la mise en œuvre des services au décès du contractant. Elles n’ont donc pas le droit de réclamer un surplus aux proches. Si la loi protège les contractants, la gamme des services proposés est très variable d’une entreprise à une autre. Il est parfois même difficile de s’y retrouver. Le point sur les pratiques.

Pourquoi souscrire un contrat de préarrangement ?

Les motivations sont nombreuses pour acheter à l’avance des services funéraires grâce au préarrangement:

  • Épargner émotionnellement ses proches le jour du décès et leur éviter ainsi d’avoir à prendre des décisions trop rapidement ;
  • Planifier financièrement les dépenses liées à ses funérailles ;
  • Organiser les choses comme on les souhaite ;
  • Avoir l’esprit tranquille.

Quelles sont les différentes possibilités ?

La loi prévoit deux types de contrats :

  • Le contrat de services funéraires qui comporte le choix du cercueil ou de l’urne, celui du monument, de l’embaumement et de la cérémonie religieuse. Il propose donc l’ensemble des prestations à fournir au moment du décès.
     
  • Le contrat de sépulture concerne l’achat de l’emplacement au cimetière ou au columbarium en cas de crémation. Il prévoit aussi les conditions d’entretien et la durée d’utilisation de l’emplacement. Le numéro du lot doit ainsi apparaître clairement. Une fois payé, vous en êtes propriétaire même si le lieu n’est pas occupé.

Avant toute signature, vous devez contrôler qu’un certain nombre d’informations apparaissent:

  • Le nom de l’entreprise funéraire ;
  • Votre nom ;
  • La personne désignée par vous pour faire exécuter le contrat à votre décès ;
  • La description complète des services avec le prix toute taxe comprise en face de chacun d’eux ;
  • Les conditions de paiement et de gestion des sommes perçues par l’entreprise ;
  • Les conditions d’annulation.

Deux copies doivent être délivrées : une pour vous et l’autre pour la personne désignée par vos soins.

Vérifiez qu’aucune clause d’indexation permettant d’augmenter le prix n’apparaît: c’est illégal. Vous devez également avoir la possibilité de résilier dans les 30 jours suivant la réception du double du contrat, sans frais ni pénalités. Si la personne décède avant l’expiration de ce délai, les héritiers doivent également pouvoir renoncer au contrat.

Les contrats de préarrangement funéraire sont ainsi très bien encadrés par la loi. En cas de doute, vous pouvez consulter un avocat ou un notaire.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 13h00

L'entrée de grands promoteurs privés dans le logement social soulève des inquiétudes

L’intention de trois grands promoteurs immobiliers – Groupe Mach, Cogir Immobilier et Groupe Devimco – de construire à Montréal 2500 logements destinés aux sans-abris, dévoilée en novembre par le quotidien La Presse, a frappé l’imaginaire. Ils proposent de construire à profit nul et de remettre ensuite les édifices à la Société d’habitation du ...

Publié hier à 10h00

Il faudra s'habiller chaudement pour fêter l'arrivée de la nouvelle année au Québec

Plusieurs événements auront lieu au Québec mercredi pour fêter l'arrivée de la nouvelle année, mais ceux et celles qui voudront passer la soirée à l'extérieur devront — littéralement — attacher leur tuque. Des festivités d'envergure sont prévues mercredi soir au Vieux-Port de Montréal et dans le Vieux-Québec pour accueillir 2026. Mais tant dans ...

Publié le 30 décembre 2025

Les bienfaits de repenser sa relation avec l'alcool avec le Défi 28 jours

Sans nécessairement être alcooliques et avoir touché le fond du baril, plusieurs Québécois remettent en question leur consommation d'alcool. Pour ceux qui ont envie de faire une pause, la Fondation Jean Lapointe les invite à s'inscrire au Défi 28 jours sans alcool, qui a lieu cette année pendant deux mois plutôt qu'un. Pour sa treizième édition, ...