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Rosemère participe à un projet pilote de lutte biologique contre l’agrile du frêne

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31 août 2017
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Jessica Brisson
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Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

La Ville de Rosemère participe cet été à un programme expérimental de lutte biologique contre l’agrile du frêne, dont le déploiement dans les municipalités participantes est assuré par GDG Environnement, une firme de Trois-Rivières spécialisée dans le contrôle biologique des insectes piqueurs.

La méthode utilisée consiste à contaminer les agriles à l’aide d’un champignon entomopathogène, le Beauveria bassiana. Récemment, dans les parcs Rosenbloom et Bourbonnière de Rosemère, la firme y a installé une trentaine de pièges dans les arbres sélectionnés. Les deux parcs abritent plus de 160 frênes.

Les pièges entonnoirs utilisés sont constitués d’un dispositif biologique d’auto-dissémination qui oblige les agriles du frêne à traverser une chambre contaminée par le champignon parasite. Les agriles s’envolent ensuite et poursuivent leur cycle normal. Au cours de la reproduction, le champignon est transmis à un plus grand nombre d’insectes. Puis le champignon se développe et tue les agriles en quelques jours. Les pièges ne représentent nul danger pour les autres insectes.

Un programme expérimental de quatre ans

À la source de ce projet : le professeur Claude Guertin de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et Robert Lavallée, chercheur à Ressources naturelles Canada, qui ont développé ce dispositif de lutte biologique contre l’agrile du frêne et qui ont établi une entente de partenariat avec GDG Environnement pour tester les pièges dans les municipalités participantes. Un programme expérimental de quatre ans qui devrait mener, selon les résultats obtenus, à l’homologation du produit pour une utilisation à domicile.

Rosemère fait partie de la dizaine de municipalités au Québec s’étant inscrites, à ce jour, à ce projet pilote. « La protection de notre patrimoine naturel est une priorité pour nous. En participant à ce projet, nous contribuons à l’avancement de la science dans la lutte contre l’agrile du frêne et nous augmentons nos chances de ralentir la progression de cet insecte ravageur qui menace notre forêt urbaine.  Depuis que la présence de l’agrile a été confirmée en 2014 sur notre territoire, nous multiplions nos efforts pour contrôler sa propagation. Notamment, par l’instauration et la mise à jour d’une politique de remplacement des frênes, d’un plan d’action intégré pour accompagner les citoyens dans la gestion de leurs arbres et par le déploiement de campagnes pour sensibiliser ceux-ci à agir contre l’agrile du frêne », explique la mairesse de Rosemère, Madeleine Leduc.

La forêt urbaine publique de Rosemère compte 1 800 frênes dans les rues et les parcs (excluant les boisés), dont 10% sont traités au TreeAzin. La Ville évalue le nombre de frênes situés sur les propriétés privées entre 6 000 et 8 000 arbres. Ainsi, les frênes composent près de 19 % de l’ensemble de la forêt urbaine à Rosemère.

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