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6 mars 2021 - 15:00

Le Réseau des femmes des Laurentides lance un cri du cœur

ll faut cesser les violences faites aux femmes

Par Catherine Deveault

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À l’aube de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars prochain, le Réseau des femmes des Laurentides (RFL) lance un cri du cœur pour que cessent les violences faites aux femmes. Nancy Roy, Marly Édouard, Elisapee Angma, et récemment, dans la région, Sylvie Bisson et Myriam Dallaire, ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes. À ceux et celles qui doutent encore de la pertinence de célébrer une telle  journée, voilà cinq excellentes raisons. 

« Les femmes victimes de violence conjugale payent de leur vie le fait de s’être enfin choisies »,  déclare Myriam Gagné, coordonnatrice générale du Réseau des femmes des Laurentides ayant travaillé près de vingt ans en maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence  conjugale. 

Il est parfois très difficile pour les gens en général de comprendre à quel point une femme victime de violence conjugale peut être sous l’emprise de son conjoint et ce, même après la rupture. « Au-delà de la violence physique, au-delà de l’image classique de la femme battue, c’est une  privation de liberté. Il est ardu de comprendre qu’un simple regard de son conjoint ou son ex conjoint, que le rappel d’un mot en particulier ou encore le silence, peut évoquer chez la victime  une réelle crainte pour sa sécurité », ajoute madame Gagné. 

Impacts de la pandémie

Fort de ses 34 ans de travail pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les Laurentides, le RFL persiste à faire avancer la condition des femmes. Rappelons qu’à l’Assemblée nationale du  Québec, la cheffe de l’opposition officielle Dominique Anglade a soulevé récemment que le  Québec possède un exemple flagrant d’inégalité sous les yeux en constatant combien les femmes connaissent davantage d’impacts de la pandémie de Covid-19 que les hommes (Richer, 2021).  

Pour Nancy, Marly, Elisapee, Sylvie et Myriam, ainsi que toutes les femmes touchées par le  contexte historique de pandémie qui sévit toujours, le RFL invite la population à penser Femmes le 8 mars prochain.  

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  • Des mots pleins de vérité.Assises dans notre salon avec notre bonheur il est souvent difficile de penser à toutes ces femmes victimes et malheureuses qui vivent dans la peur constante.oui comme moi vous dites « ben qu’elle sacre son camp » Mais ce geste à poser est tellement plein de lourdeur et de noirceur.Et pourquoi doit-elle avoir à travailler si fort pour sa vie?.......

    Angele Nadon - 2021-03-07 18:14