Non, je n’ai pas la COVID-19
Que faire avec les allergies saisonnières ?
Le printemps s'est officiellement enclenché dans les derniers jours. Toutefois, la saison rime trop souvent avec allergies. Comment s’en prémunir ?
Avec le mercure qui devrait continuer de monter au courant de la prochaine semaine, l’hiver tire effectivement à sa fin. Plusieurs peuvent déjà apercevoir des bourgeons sortir sur les branches des arbres. Qui dit bourgeons, dit aussi allergies saisonnières.
Personne ne veut qu’on pense d’elle qu’elle a la COVID-19. Parmi les symptômes les plus communs, on compte l’écoulement ou la congestion nasale, les éternuements, le larmoiement, la toux, les maux de tête et les démangeaisons dans la gorge et le nez.
L’effet du masque
Il est toujours possible d’aider les traitements en limitant son exposition aux allergènes de manière physique. Le masque que chacun enfile depuis un an pourrait peut-être agir comme barrière.
Il pourrait filtrer l’entrée du pollen dans les voies respiratoires, mais les recherches sur la question demeurent préliminaires. « Ce n'est pas quelque chose qui a été étudié étant donné que le masque n'est pas porté à l'extérieur », précise l'Association des allergologues du Québec par courriel. Les couvre-visages en coton auraient une moins grande efficacité.
Parmi les autres moyens de prévention, rester à l’intérieur, avec les fenêtres fermées, réduit beaucoup les chances d’entrer en contact avec les allergènes. Il faut aussi éviter de sécher les vêtements et les literies à l’extérieur puisqu’ils captent beaucoup de ces allergènes.
Les classiques
Les antihistaminiques sont les plus populaires. Ils bloquent la production de l’histamine qui est en partie responsable du déclenchement d’une réaction allergique. Les gouttes antidégranulantes pour les yeux font partie de la même famille.
Néanmoins, ces derniers ne font parfois aucune différence. C’est à ce moment qu’arrivent les corticostéroïdes. Sous forme de vaporisateurs nasaux ou de cachets par voie orale, ces anti-inflammatoires viennent soulager les symptômes de manière très efficace. Certains sont disponibles en vente libre, mais d'autres nécessitent une prescription.
Les décongestionnants peuvent également être fort pratiques pour régler le problème localement, mais leur usage est déconseillé au-delà de trois à cinq jours. Une surutilisation pourrait provoquer une congestion chronique. Les vaporisateurs à l’eau saline sont quant à eux sans risques avec modération.
Autres voies possibles
On peut finalement compter les traitements de désensibilisation qui sont aussi une voie intéressante. Aussi appelés immunothérapie, ceux-ci consistent à habituer l’organisme à l’allergène afin qu’il ne développe plus de réaction allergique.
En revanche, la thérapie se fait sur le long terme et entraîne souvent des coûts non couverts par les assurances. Les résultats sont variables, mais peuvent considérablement réduire les symptômes.
Plusieurs prêchent pour d’autres alternatives comme l’acupuncture, l’hypnothérapie et les produits naturels, mais il est important de rappeler qu’aucune étude scientifique n’a prouvé leur efficacité jusqu’à maintenant.
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