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Les jeunes adultes en cause

Une hausse des cas, tout comme à la fin de l’été passé

Une hausse des cas, tout comme à la fin de l’été passé
Photo: Benjamin Richer
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La fin de l’été 2020 avait été marquée par une hausse des nouvelles infections à la COVID-19, un peu comme ce qui est observé actuellement. Bien que une bonne partie de la population soit maintenant vaccinée, la quatrième vague arrive plus rapidement que prévu.

« L’an dernier, c’est un peu le même phénomène qu’on avait vu, mais un petit peu plus tard dans l'été. La hausse s’était amorcée plutôt vers la mi-août, et non pas vers la mi-juillet comme on a pu voir cette année », indique Gaston De Serres, médecin-épidémiologiste et médecin-chef de l’unité d’immunisation de l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ).

Cette augmentation des cas est surtout concentrée chez les 18-29 ans non vaccinés. « C’est un groupe qui a beaucoup de contacts. Ce sont des occasions où le virus peut se transmettre plus facilement », rappelle-t-il. Une situation similaire, mais pas autant marquée, est aussi observée chez les moins de 18 ans et les 30-39 ans. 

Or, bien que les jeunes adultes présentent actuellement une couverture vaccinale de 73,4%, il reste que le virus se transmet davantage parmi ce groupe, laissant présager l'arrivée d'une quatrième vague, et ce à trois semaines de la rentrée scolaire. 

Un été différent

Outre la vaccination qui ne faisait pas partie du décor l’an passé, il est aussi important de mentionner que les consignes sanitaires ne permettaient pas la tenue d’événements à large public l’été dernier, ce qui pourrait en partie expliquer la hausse actuelle.

Alors, pourquoi ne pas avoir vu une recrudescence des cas plus tôt dans l’été quand les allègements se sont appliqués?

M. De Serres constate que comme depuis le début de la pandémie, il y a toujours un délai de deux à trois semaines suivant le changement des consignes. « Quand on parle de la mi-juillet, il faut penser que ces gens-là ont probablement été infectés à partir de la fin juin », précise-t-il.

Les grands événements n'ont pas non plus repris au jour un du déconfinement. M. De Serres considère aussi que les gens ont tendance à être moins rigoureux dans l'application des consignes au fur et à mesure que l’été avance.

Cela fait en sorte que les cas se sont par la suite multipliés pour en arriver à la présente situation avec 369 nouvelles infections recensées ce jeudi à l’échelle du Québec.

La présence du variant

Cet été, il faut en plus prendre en compte le variant Delta, hautement plus contagieux. Ce dernier se propage de plus en plus dans la province. La Santé publique a d’ailleurs indiqué plus tôt aujourd’hui que le tiers des cas déclarés positifs dans les deux dernières semaines à Montréal proviennent de voyageurs internationaux, notamment infectés au variant Delta.

Rappelons que les voyageurs doublement vaccinés ne sont pas contraints de faire la quarantaine obligatoire et peuvent ainsi transmettre la COVID-19 même s'ils sont immunisés. 

Bien que Québec obligera un passeport vaccinal en septembre, M. De Serres reste prudent sur son effet sur la situation épidémiologique. « Le passeport sanitaire peut faire en sorte que dans les endroits où il y a de grands regroupements, on ait des gens moins vulnérables, donc avec un moins grand risque de transmission, mais ça, c’est l’impact qu’il va avoir dans les lieux où sont admis les gens qui auront été vaccinés correctement », prévient-il. Il faudra donc surveiller les autres endroits comme les rassemblements privés.

Le médecin-épidémiologiste voit toutefois bien des points positifs au passeport vaccinal. « C’est certain que ça va probablement inciter des personnes à se faire vacciner. Si on avait chez les 18-29 ans une couverture vaccinale de 90% ou plus comme on le voit chez les gens de plus de 50 ans, la situation serait très différente », conclut-il.

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