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Au Québec

Des bars et restaurants à pleine capacité dès novembre

Des bars et restaurants à pleine capacité dès novembre
Photo: La Presse Canadienne
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Les bars et restaurants pourront fonctionner au maximum de leur capacité au Québec dès le 1er novembre, a fait savoir jeudi le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, par voie de communiqué.

Pour le moment, les bars ne peuvent accueillir des clients qu’à 50 % de leur capacité maximale. La distanciation entre les tables des restaurants, pour sa part, passera de deux mètres à un mètre. Si la distance est inférieure, des mesures barrières devront être appliquées.

Les heures d’ouverture habituelles pourront aussi s’appliquer. Les établissements qui servent de l’alcool pourront ainsi le faire jusqu’à 3 heures du matin dès novembre. Les bars doivent présentement cesser de servir de l’alcool à partir de 1 heure et fermer à 2 heures. 

Les clients devront toujours présenter leur passeport vaccinal et porter le masque lorsqu’ils se déplacent dans l’établissement. L’interdiction de danser et chanter est maintenue. 

Un retour à la normale
À l’Association restauration Québec (ARQ), on est «très content de ce début de retour à la normalité», réagit en entrevue Martin Vézina, son directeur des affaires publiques et gouvernementales. « C’est une bouffée d’air attendue par les exploitants de restauration et de bars. Ça fait des mois qu’ils appliquent avec rigueur toutes les mesures sanitaires. Je peux vous dire que j’avais bien hâte que ce soit leur tour de pouvoir profiter d’assouplissements. »

Pour la Nouvelle association des bars du Québec (NABQ), l’annonce survient à minuit moins une. Son président Pierre Thibault note que les restaurants devaient payer l’entièreté de leur coût d’exploitation avec seulement 50 % de leur capacité. Sans compter l’aide au loyer et la subvention salariale au fédéral qui expirent à la fin du mois. « Nous avons malheureusement perdu plusieurs joueurs au cours de cette crise sanitaire et une prolongation des restrictions au−delà du 1er novembre aurait été fatale pour plusieurs d’entre nous », explique−t−il dans un communiqué. 

Renaud Poulin, PDG de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ), s’est dit « très content » de l’annonce. « Le gouvernement nous avait avisés qu’il voulait y aller étape par étape, raconte−t−il en entrevue. On est conscient de ça. On va prendre les assouplissements d’aujourd’hui et on verra pour les autres. On se concentre sur l’annonce d’aujourd’hui. On va informer les employés et la clientèle. »

Des propriétaires de bars avaient fait part de leurs critiques après le spectacle de Ricky Martin et Enrique Iglesis samedi dernier au Centre Bell de Montréal, où 15 000 personnes s’étaient réunies. Certains propriétaires jugeaient injuste l’autorisation d’un rassemblement d’une telle envergure tandis que leurs clients ne peuvent pas danser et chanter.

« C’est sûr que les propriétaires ont été très frustrés de ça, car eux ils peuvent facilement contrôler la danse et le chant, ce qu’il n’est pas possible de faire dans une foule de 15 000 personnes », réagit M. Poulin.

L’autorisation du karaoké et de la danse sont les prochains assouplissements souhaités par M. Poulin, qui dit vouloir se concentrer sur l’annonce d’aujourd’hui. Ces activités pourraient se dérouler de manière sécuritaire, selon lui. «On a proposé certaines solutions qui pourraient sécuriser la clientèle, surtout pour le karaoké avec les plexiglas et la distanciation des chanteurs.»

M. Vézina croit que la clientèle, qui n’est plus habituée à la même proximité qu’avant la pandémie, sera tout de même au rendez−vous. 

« On sent que la clientèle est au rendez−vous depuis le début. Je parlais avec un restaurateur de la région de Saguenay qui me disait qu’il affichait complet le samedi, avec les mesures de relâchement ça va leur permettre d’accueillir davantage de gens.

« Ce n’est pas la clientèle l’enjeu, mais de savoir si le personnel sera là pour répondre à tout ce besoin−là, ajoute M. Vézina. C’est plutôt là le défi, et non pas la clientèle.»

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

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