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Les gens doivent se rendre dans les cliniques qu'en cas de symptômes

Hausse des cas: Québec change de stratégie de dépistage

Hausse des cas: Québec change de stratégie de dépistage
Photo: Archives
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Alors que le Québec a franchi la barre des 9 000 cas positifs aujourd’hui, le Directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, a confirmé que le gouvernement change sa stratégie de dépistage. Au cours des derniers jours, ce sont 50 000 personnes par jour qui ont subi un test de dépistage pour la COVID-19.

« On demande aux gens de se rendre dans l’une des cliniques de dépistage seulement s’ils présentent des symptômes, soit de la fièvre, de la toux, un mal de gorge ou la perte de goût ou d’odorat. Au cours des prochains jours, on veut prioriser l’accès aux cliniques de dépistage aux personnes qui répondent à ce critère. D’ailleurs, si elles sont positives, les personnes dépistées recevront l’information par courriel afin de prévenir le plus rapidement possible leurs contacts », précise-t-il d’entrée de jeu.

Ainsi, Québec demande aux gens à la maison qui ne présentent pas de symptômes d’utiliser des tests rapides sans raison. « Si on a des symptômes et qu’on passe un test rapide qui est positif, on peut rester à la maison idéalement si les symptômes sont légers ou modérés. On peut se rendre dans une clinique de dépistage au besoin. Pour les gens qui ont été en contact avec un cas positif, il est recommandé de rester en isolement à la maison pendant dix jours et de surveiller l’évolution des symptômes. S’ils apparaissent, on pourra se rendre dans un centre de dépistage », résume-t-il. 

Le gouvernement demande aussi aux personnes qui reçoivent un diagnostic positif d’informer leur entourage rapidement et de s’isoler. « Vu la hausse importante des cas, il n’est plus possible pour les équipes de santé publique de faire un pistage serré des contacts. De toute façon, les gens affectés à cette tâche sont plus utiles, en ce moment, ailleurs dans le réseau pour aider à la vaccination. Les gens doivent donc assurer le suivi eux-mêmes auprès de leur proches pour que  ceux-ci prennent les mesures appropriées rapidement », rappelle pour sa part le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Du délestage, oui mais au minimum

Qu’en-est-il du délestage? « Nous essayons de le limiter au maximum. Présentement, aucune opération dite urgente ne sera annulée en raison de la COVID-19. Par contre, on doit composer avec une variable inconnue pour le moment, soit le taux de sévérité de Omnicon. On ne sait pas combien de temps en moyenne dure les hospitalisations liées au virus. Nous suivons étroitement cette donnée avec les experts », ajoute-t-il.

Est-ce que des mesures plus sévères pourraient être annoncées dans les prochains jours? La vaccination deviendra-t-elle obligatoire? « S’il faut le faire, nous n’hésitions pas. Pour le moment, ce n’est pas une option envisagée, mais si, par exemple, on doit ramener le couvre-feu ou d’autres mesures plus restreintes, nous le ferons », estime M. Dubé.

Pour le moment, le ministre indique que tous les efforts sont concentrés sur la vaccination. « On veut l’accélérer le plus possible dans les prochains jours. Merci aux médecins qui sont venus nous prêter main-forte dans les dernières heures et merci aux 8000 personnes qui ont soumis leur candidature via Je contribue. Les pharmaciens font aussi du très bon boulot pour nous assister », poursuit-il.

En terminant, il demande aux Québécois de faire preuve de diligence pour l’obtention des tests rapides. « Il n’y en a pas pour tout le monde en ce moment. Dès qu’on en reçoit du fédéral, on les achemine aux pharmacies de la province. Nous en avons remis six millions dans les dernières semaines aux écoles et CPE. Un autre quatre millions est à venir pour les pharmacies qui en ont, de ce nombre, déjà reçus et redistribués 2,6 millions. Un autre 800 000 est attendu bientôt », confirme-t-il en terminant.

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