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Un taux d'échec disproportionné

L'OIIQ critiqué pour la méthodologie de son examen d'accès à la profession

durée 10h00
10 mai 2023
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Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne

Des centaines de candidates à la profession infirmière auraient été privées de leur droit de pratique parce que leur ordre professionnel les aurait fait échouer artificiellement l'examen. C'est ce que révèle le commissaire à l'admission aux professions dans le deuxième rapport d'étape de son enquête sur le fiasco de l'examen de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) à l'automne 2022.

Dans ce second volet de son analyse, le commissaire André Gariépy remet en cause la fiabilité et la validité de l'examen, mais offre des recommandations pour y remédier.

Me Gariépy s'est s'attardé à la méthodologie derrière la conception de l'examen et critique sévèrement l'OIIQ pour son manque de rigueur. En raison de l'ajout d'un coefficient supplémentaire dans le calcul des résultats, l'OIIQ aurait fait échouer artificiellement quelque 500 candidates sans pouvoir démontrer la valeur de leur compétence.

Le commissaire s'intéresse également à l'incapacité de l'ordre à maintenir un niveau de difficulté équitable d'un examen à l'autre. Il s'intéresse aussi à la pertinence des questions de l'examen et à ce qu'on cherche réellement à évaluer.

En septembre 2022, seulement 51,4 % des candidates ayant tenté leur chance pour la première fois ont obtenu la note de passage de 55 % à l’examen d'accès à la profession infirmière. En incluant les candidates qui avaient déjà échoué dans le passé, le taux de réussite général chutait à 45,4 %.

Devant ce taux d’échec disproportionné, le commissaire Me André Gariépy a ouvert une enquête. Dans son premier rapport d’étape, le commissaire Gariépy indiquait avoir noté «des éléments préoccupants tant sur l’examen que sur la formation des personnes candidates».

Au moment du dévoilement des résultats, l’OIIQ avait blâmé le contexte de la pandémie pour justifier un cadre d’apprentissage ou de préparation à l’examen inadéquat pour les étudiantes des différents programmes de soins infirmiers.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne

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