Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Un taux d'échec disproportionné

L'OIIQ critiqué pour la méthodologie de son examen d'accès à la profession

L'OIIQ critiqué pour la méthodologie de son examen d'accès à la profession
Photo: La Presse Canadienne, 2023
durée

Des centaines de candidates à la profession infirmière auraient été privées de leur droit de pratique parce que leur ordre professionnel les aurait fait échouer artificiellement l'examen. C'est ce que révèle le commissaire à l'admission aux professions dans le deuxième rapport d'étape de son enquête sur le fiasco de l'examen de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) à l'automne 2022.

Dans ce second volet de son analyse, le commissaire André Gariépy remet en cause la fiabilité et la validité de l'examen, mais offre des recommandations pour y remédier.

Me Gariépy s'est s'attardé à la méthodologie derrière la conception de l'examen et critique sévèrement l'OIIQ pour son manque de rigueur. En raison de l'ajout d'un coefficient supplémentaire dans le calcul des résultats, l'OIIQ aurait fait échouer artificiellement quelque 500 candidates sans pouvoir démontrer la valeur de leur compétence.

Le commissaire s'intéresse également à l'incapacité de l'ordre à maintenir un niveau de difficulté équitable d'un examen à l'autre. Il s'intéresse aussi à la pertinence des questions de l'examen et à ce qu'on cherche réellement à évaluer.

En septembre 2022, seulement 51,4 % des candidates ayant tenté leur chance pour la première fois ont obtenu la note de passage de 55 % à l’examen d'accès à la profession infirmière. En incluant les candidates qui avaient déjà échoué dans le passé, le taux de réussite général chutait à 45,4 %.

Devant ce taux d’échec disproportionné, le commissaire Me André Gariépy a ouvert une enquête. Dans son premier rapport d’étape, le commissaire Gariépy indiquait avoir noté «des éléments préoccupants tant sur l’examen que sur la formation des personnes candidates».

Au moment du dévoilement des résultats, l’OIIQ avait blâmé le contexte de la pandémie pour justifier un cadre d’apprentissage ou de préparation à l’examen inadéquat pour les étudiantes des différents programmes de soins infirmiers.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois
Publié à 12h00

La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois

Rendre la contraception gratuite à travers la province coûterait environ 22 millions $ à l'État québécois, calcule l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans un rapport publié jeudi, qui s'intéresse aux répercussions de la gratuité des contraceptifs sur l’économie et la population du Québec. Cela prend ...

Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse
Publié hier à 12h00

Le tiers des jeunes hommes voient leurs enjeux de santé mentale comme une faiblesse

Le tiers des jeunes hommes considèrent que leurs problèmes de santé mentale sont un signe de faiblesse, révèle un rapport de GreenShield et de Recherche en santé mentale Canada (RSMC), publié mercredi. On apprend aussi que près de la moitié des jeunes hommes qui ont demandé de l'aide ont mis fin à leur suivi plus tôt que prévu. Les ...

Pouvoir d’achat: 86 % des Québécois ont des soucis financiers, selon Centraide
Publié le 9 juin 2026

Pouvoir d’achat: 86 % des Québécois ont des soucis financiers, selon Centraide

La très grande majorité des Québécois ressentent de l’anxiété financière. Pour les plus vulnérables, cette pression hypothèque leur avenir et leur santé, déplore la présidente et directrice générale de Centraide, Tasha Lackman. Peu nombreux sont les Québécois qui ont l’esprit libre de tout souci financier. Ils sont 86 % à ...