Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Drogue du viol

Québec: détection de substances comme le GHB offerte dans toutes les salles d'urgence

durée 10h00
1 décembre 2023
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne

Toutes les salles d’urgence du réseau de la santé du Québec sont maintenant munies de trousses afin de détecter dans l’urine des traces d'intoxication aux substances psychoactives, dont le gamma-hydroxybutyrate (GHB), couramment appelé la drogue du viol. 

Les autorités québécoises affirment que ces trousses permettront de faciliter le signalement des agresseurs sexuels auprès des corps policiers pour les victimes d'intoxication à leur insu et, surtout, de mieux les accompagner. 

Toute personne qui croit avoir été intoxiquée peut dorénavant se présenter au triage de n'importe quelle urgence, dans l'ensemble des régions du Québec, et demander une trousse urinaire légale. Pour bénéficier de cette trousse, l'intoxication doit avoir eu lieu dans les 48 heures précédentes, car après ce délai, il devient plus difficile de détecter les substances ayant pu être utilisées par l'auteur de l'intoxication. 

Le test permet la détection de plus de 200 substances intoxicantes, dont le GHB, mais la fenêtre de détection varie d'une substance à l'autre. Par exemple, le GHB demeure détectable dans les 10 à 12 heures suivant l'intoxication.

En complément de l’offre de trousses, chaque victime se verra prise en charge pour faciliter le processus de dénonciation. Elle sera d'abord informée de la possibilité de déposer une plainte à la police, si le test s'avère positif, et des ressources disponibles pourront lui venir en aide. 

L'urgence recueillera l'échantillon d'urine et avec le consentement de la personne, contactera le service de police de sa localité. Les trousses seront par la suite analysées par le Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML). 

Le service de police concerné communiquera ensuite les résultats à la victime en vue de discuter avec elle de la poursuite du processus d'enquête, le cas échéant. 

Cette démarche sera volontaire et la personne victime pourra en tout temps décider de ne pas la poursuivre.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, souhaite assurer que les personnes pouvant avoir été victimes d'intoxication à leur insu puissent avoir accès rapidement aux trousses permettant de la détecter, en particulier à l’approche de la période des Fêtes qui favorise les rencontres sociales. 

Le gouvernement rappelle que l'organisme Info-aide violence sexuelle offre une assistance aux victimes d'agression sexuelle et à leur entourage en tout temps, partout au Québec. 

commentairesCommentaires

0

Pour partager votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 15h00

Des organismes s'inquiètent d’une montée de violence contre les jeunes LGBTQ+

Alors que se tient ce mercredi la Journée des chandails roses visant à sensibiliser contre l’intimidation dans les écoles, des organismes s’inquiètent d’une montée de la violence contre les jeunes de la communauté LGBTQ+.  Pour souligner cette journée, l’organisme communautaire Interligne invite la population à s’afficher avec un chandail rose en ...

durée Hier 12h00

Un printemps qui s'annonce clément, selon les prévisions de MétéoMédia

Le printemps fera le bonheur des amoureux de l'été, mais risque de décevoir les adeptes de sports d'hiver alors que les températures s'annoncent plutôt clémentes pour une bonne partie du Québec et de l'Ontario, selon les prévisions de MétéoMédia. Les amateurs d'activités hivernales ne devraient pas fonder trop d'espoir sur les prochaines semaines ...

27 février 2024

Pannes: Hydro-Québec veut inverser la tendance dès cette année

Au moment où les changements climatiques mettent son réseau électrique à rude épreuve, Hydro-Québec s’est donné l’objectif de réduire le nombre de pannes de 35 % d’ici 7 à 10 ans. La société d’État veut que ce nombre baisse dès cette année.  Hydro-Québec vise une baisse de 1 % en 2024. «Ça ne paraît pas beaucoup, mais si on regarde dans les ...