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Par l’Observatoire québécois des inégalités

Le niveau de scolarité a un impact majeur sur la santé des gens, montre une étude

durée 18h00
13 novembre 2025
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Par La Presse Canadienne

Le niveau de scolarité a une influence majeure sur la santé des gens, met en lumière un nouveau rapport de recherche dévoilé jeudi par l’Observatoire québécois des inégalités. Moins il y aura de décrochage scolaire au Québec, plus la population est sujette à avoir une meilleure santé.

Autrement dit, le rôle de l’éducation agit comme un déterminant de la santé. En améliorant le système d'éducation québécois, on donnerait du même souffle un coup de main au réseau de la santé.

Le rapport indique que les personnes ayant un faible niveau de scolarité sont plus souvent touchées par des maladies chroniques et des troubles psychologiques. Elles vivent aussi, en moyenne, moins longtemps que celles qui ont poursuivi des études plus longues.

«C'est clair qu'il y a davantage de maladies chroniques, de morbidité, de dépression avec un faible niveau de scolarité. Et même que la démence arrive plus vite aussi parce qu'un faible niveau de scolarité implique tout un enchaînement de conditions de vie plus difficiles. Et donc, ces gens qui ont décroché (à l'école), qui n'auront pas de job, vont avoir des enfants qui vont aller à l'école avec un capital culturel, socio-économique très faible. Donc eux, ils vont faire partie de ceux qui ne sont pas sur le même pied d'égalité», explique François Fournier, chercheur à l'Observatoire et auteur de l’étude.

En 2020-2021, au Québec, 21,8 % des élèves issus de milieux défavorisés quittaient l’école sans diplôme ni qualification comparativement à une moyenne de 15 % tous profils confondus.

Évidemment, la maladie frappe toutes les classes sociales, mais le facteur de l'éducation expose les personnes avec le moins de scolarité à plus de problèmes de santé. «C'est sûr qu'il y a toujours des exceptions à tout ça, mais grosso modo, les données sont très claires. Le taux d'emploi sans diplôme d'études secondaires, c'est environ 40 %, avec un cégep c'est 66 %, avec un [baccalauréat] c'est 73 %. Le revenu moyen après impôts: aucun diplôme, 31 000 $; cégeps, 45 000 $; diplôme universitaire, 62 000 $. Les deux tiers des prestataires des programmes d'assistance sociale étaient sans diplômes en 2024», détaille M. Fournier.

«Tout ça pour dire que ça, c'est une première dimension sur laquelle on voulait attirer l'attention parce que ça veut dire que l'éducation est un enjeu de santé publique dans la mesure où si ton système d'éducation ne produit pas ou a de la difficulté à produire un fort pourcentage de taux de réussite, il y a des problèmes. Il y a des gens qui tombent à travers les mailles du filet social», souligne le chercheur.

La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l'Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

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