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Des régions condamnées au «déclin démographique»

Pour survivre, les régions ont besoin de plus d'immigrants, plaide la FQM

Pour survivre, les régions ont besoin de plus d'immigrants, plaide la FQM
Photo: La Presse Canadienne
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Les régions du Québec ont besoin d'immigrants, sans quoi elles sont condamnées au «déclin démographique» et à «l'appauvrissement», plaide la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

Son président, Jacques Demers, qui est également maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog, a publié jeudi après-midi une lettre ouverte dans «La Presse».

Il lance un cri du cœur au gouvernement Legault, et à la «nouvelle génération de dirigeants politiques», afin qu'ils démontrent un «véritable leadership face au défi démographique d'aujourd'hui».

M. Demers prévient notamment contre le danger de «s'enfermer dans des politiques (...) fondées sur la méfiance et le ressentiment».

«La réalité du déclin démographique et de l'appauvrissement (...) ne disparaîtra pas sous prétexte que nos dirigeants d'aujourd'hui font le choix de l'ignorer», écrit-il dans sa lettre.

«Notre gouvernement s'enferme dans une politique stérile et clairement non fondée sur les faits», accuse-t-il.

Selon l'Institut de la statistique, la majorité des régions entrent dans une phase de déclin en l'absence d'une immigration soutenue. Douze des 17 régions du Québec affichent un «taux d'accroissement naturel négatif».

Cela aura «des impacts douloureux, (...) à commencer par nos entreprises, nos services publics et notre tissu social», souligne Jacques Demers, qui réclame un «changement strict d'orientation».

En entrevue, il s'offusque tout particulièrement de l'abolition par le gouvernement Legault d'un parcours accéléré pour travailler au Québec, le Programme de l'expérience québécoise (PEQ).

«Arrêtons de mettre en péril ces familles-là qu'on est allé chercher! lance-t-il. Ce sont des professionnels. (...) Les entreprises ont investi des sommes importantes pour aller les chercher.

«Ils sont dans nos milieux, les enfants vont à l'école, et là, on est en train de leur mettre un risque de départ. (...) Le ministre ne comprend pas à quel point ça va toucher nos communautés.

«Pourquoi essayer de réparer quelque chose qui n'est pas brisé?»

Comme plusieurs autres intervenants, la FQM réclame le retour du PEQ, ou, à tout le moins, une clause «grand-père» pour ceux qui sont déjà installés au Québec, mais le gouvernement rejette ces idées.

La FQM a sollicité une rencontre avec le ministre de l'Immigration, Jean-François Roberge, et multipliera, dans les prochains jours, les appels aux députés afin d'accentuer la pression.

Dans sa lettre, M. Demers affirme, catégorique, que «la seule solution pour l'avenir du Québec se retrouve dans l’arrivée de citoyens du monde».

«Plus que jamais, il est nécessaire que (cela) fasse l'objet d'une véritable obsession, notamment par la mise en place de programmes de francisation et d'habitation», selon lui.

«Dans le nouveau contexte géopolitique qui s'annonce, la situation requiert que cette question devienne la priorité des priorités», ajoute-t-il.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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