Journée internationale des droits des femmes
Plus de 200 personnes se lèvent contre la violence conjugale
Par Salle des nouvelles
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la FTQ Laurentides–Lanaudière a rassemblé plus de 200 personnes lors d’un 5 à 7 consacré à la lutte contre la violence conjugale.
Placée sous le thème « Générations deboutte! », la soirée a réuni des personnes issues des milieux syndicaux, communautaires, politiques et citoyens. De nombreux syndicats étaient représentés, et autant d’hommes que de femmes ont répondu à l’appel, démontrant que la lutte contre la violence conjugale concerne toute la société.
« Les droits des femmes ne sont jamais acquis pour toujours. Face à la violence conjugale, être deboutte, c’est refuser de se taire, croire les victimes et choisir d’agir », a souligné Chantal Bertrand, conseillère régionale à la FTQ Laurentides–Lanaudière.
La soirée a été marquée par le témoignage bouleversant d’une survivante de violence conjugale. « Ce soir, je suis avec vous... vivante. Mais j’aurais pu être une photo encadrée, un reportage de 30 secondes, une minute de silence », a-t-elle confié, rappelant la réalité vécue par trop de femmes.
Le public a également entendu Yves Imbeault, père de Joanie, victime d’un féminicide en juin dernier. Aujourd’hui président du comité Violence conjugale de la FTQ Laurentides–Lanaudière, il transforme son deuil en engagement afin de sensibiliser la population et prévenir d’autres drames.
Olivier Carrière, nouveau secrétaire général de la FTQ, a tenu à rappeler l’importance du rôle syndical : « Si le projet de loi 3 était adopté tel quel, il nous interdirait comme syndicat d’intervenir dans des situations ou des causes comme celle-ci. Or, les victimes sont aussi des travailleuses, et trop souvent les milieux de travail sont des endroits où les agresseurs peuvent se présenter ou exercer une pression. C’est pourquoi il est essentiel de continuer à agir pour défendre les victimes et soutenir nos communautés. »
Des représentantes politiques ont aussi pris part aux échanges avec le public, dont Ruba Ghazal, qui a rappelé l’adoption d’une motion en faveur de la Loi Gabie Renaud. Catherine Gentilcore et Virginie Dufour étaient également présentes.
