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Un mois plus tôt que prévu

Les médecins de famille disent avoir inscrit 500 000 patients de plus

Les médecins de famille disent avoir inscrit 500 000 patients de plus
Photo: La Presse Canadienne, 2026
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Les médecins de famille disent avoir réussi à inscrire 500 000 nouveaux patients, et ce, un mois plus tôt que prévu.

C'est ce que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a annoncé mercredi matin en conférence de presse à l'Assemblée nationale en compagnie de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger.

Cet objectif figurait dans l'entente conclue en décembre entre Québec et les médecins de famille. S'il était atteint avant le 30 juin 2026, les médecins pouvaient toucher 75 millions $ de plus, selon les termes de l'accord.

Selon la ministre, les personnes sans médecin identifiées comme étant vulnérables par la RAMQ (elles seraient 220 000) font partie de ces 500 000 nouveaux patients.

Ces patients vulnérables devraient, pour la plupart, être jumelés à un médecin de famille. Les autres patients seront affiliés à un groupe de médecins de famille.

Ils ne pourront pas appeler directement leur clinique pour prendre rendez-vous; ils devront plutôt continuer de passer par le guichet d'accès à la première ligne (GAP) pour les patients orphelins.

«Au moment où on se parle, il y a 556 473 personnes supplémentaires qui ont maintenant accès à un médecin de famille ou à un groupe de médecins de famille», s'est réjouie Mme Bélanger.

«L'objectif était ambitieux, 500 000 patients, dont 180 000 vulnérables, mais on peut dire ce matin "mission accomplie"», a ajouté le président de la FMOQ, le Dr Marc-André Amyot.

Des doutes subsistent

En point de presse mercredi, le chef parlementaire du Parti libéral, André Fortin, a dit douter que ces inscriptions, pour la plupart collectives, permettent aux patients d'obtenir un meilleur accès aux soins.

«C'était clair que les médecins inscriraient 500 000 patients pour obtenir de l'argent additionnel que le gouvernement leur donne», a-t-il déclaré.

«Mais, (...) est-ce que les patients vont avoir plus de services? (...) Est-ce qu'il va y avoir plus de rendez-vous disponibles? Est-ce que ça va être plus simple de voir un médecin?»

Le député Guillaume Cliche-Rivard, de Québec solidaire, déplore qu'«il faut quand même appeler au GAP pour avoir un rendez-vous, puis ce n'est même pas sûr qu'on va être envoyé à la clinique à laquelle on est inscrit».

Il s'explique mal pourquoi les médecins touchent l'incitatif de 75 millions $ avant même que l'on sache si les résultats sont concluants.

«Le chèque est déjà dans la malle. Comment se fait-il qu'on ne l'envoie pas l'année prochaine, après évaluation de combien de ces 500 000-là ont eu véritablement des rendez-vous dans le système?» a-t-il demandé.

«Moi, je connais peu de gens qui reçoivent un bonus avant même d'avoir effectué le travail.»

«Je ne pense pas qu'il y ait un médecin qui va avoir de la difficulté à payer son épicerie si on retient le versement de la prime jusqu'à ce qu'on valide si l'exercice a été rempli avec succès et avec les objectifs souhaités», a acquiescé Joël Arseneau, du Parti québécois.

«Une véritable prise en charge, bien ça, on pourra le vérifier dans l'avenir», a-t-il souligné.

Caroline Plante, La Presse Canadienne

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