Les professeurs adoptent un mandat de grève de 3 jours
Entassés entre les murs de l’église Sainte-Thérèse-d’Avila, les professeurs du Syndicat de l’enseignement des Basses-Laurentides (SEBL) ont adopté un mandat de grève légale lors de leur assemblée générale tenue mardi soir.
À une semaine de l’échéance de leur convention collective, quelque 1100 professeurs de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles réunis ont lancé un message clair au gouvernement Couillard.
Adopté par une majorité de 80 % des membres, le mandat de grève voté est d’une durée de trois jours «à exercer en journée ou en demi-journée au moment jugé opportun».
Tel qu’il a été expliqué par les représentants syndicaux, pour que cette grève devienne effective, quelques étapes doivent être réalisées au préalable. Par conséquent, ce n’est pas avant la mi-juin que pourrait être mise en application la résolution votée par les enseignants.
Faut-il le rappeler, les propositions patronales déposées avant la période des Fêtes ont été mal reçues par les enseignants aux quatre coins du Québec. L’augmentation salariale de 3% en 5 ans, la hausse du nombre d’élèves par groupe et l’augmentation du nombre d’heures travaillées par semaine font partie des mesures mises sur la table rejetées catégoriquement par les syndicats.
Expliquant que la période de négociation semblait vouloir perdurer jusqu’à l’automne prochain, la présidente du SEBL, Sylvie Turgeon, a soutenu qu’un mandat de grève servirait «à maintenir la pression» auprès de l’employeur.
«Il faut se préparer au pire et être prêts à réagir».
D’autres moyens de pression à partir du 1er avril
Au lendemain de la fin de leur contrat de travail, le 1er avril prochain, les enseignants ont promis de hausser le ton. Une deuxième phase d’un plan d’action-mobilisation qui s’étend jusqu’à la fin de l’année scolaire a été adoptée en ce sens mardi soir.
Actions bruyantes avant les séances des commissaires, perturbations des rencontres collectives de la direction, séances de piquetage hebdomadaire, affichage d’accessoires dans les cours d’école font partie des actions prévues au calendrier.
On demande également aux enseignants «de ne plus faire de bénévolat» en se limitant aux 32 heures conventionnées et de remettre les notes de fin d’année de façon manuscrite, et ce, sans commentaires.
Visite chez les commissaires
Au terme de l’assemblée générale, des centaines d’enseignants ont mis en pratique des moyens de pression adoptés plus tôt dans la soirée en se rendant manifester à la rencontre mensuelle des commissaires à quelque 300 mètres de l’église Sainte-Thérèse-d-’Avila.
La présidente du SEBL a profité de cette occasion pour remettre à la présidente de la CSSMI, Paule Fortier, des lettres de dénonciation des offres patronales signées par quelque 1600 enseignants.

