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1 mai 2020 - 09:00

Manque de sécurité et d'équipement

Résidence Wilfrid-Grignon: des travailleurs en renfort dénoncent une situation alarmante

Par Salle des nouvelles

Des membres du FIQ-SPSL, professionnelles en soins du CISSS des Laurentides, ont été déplacées pour prêter mains fortes à la Résidence privée Wilfrid-Grignon à Ste-Adèle depuis le début de cette semaine. Elles y ont trouvé une résidence qui serait totalement à la dérive : absence de direction et de gestionnaires, manque de personnel stable, manque d’informations sur les patients, manque flagrant d’entretien ménager et déficience d’équipement de protection individuelle, alors qu’il y a des cas COVID confirmés.

« Je suis immensément préoccupé par ce que j’entends. Je m’inquiète pour les patients et pour tout le personnel qui doit y aller ! C’est très dangereux. On a des membres en pleurs, laissées à elles-mêmes… » indique M. Denis Provencher, Président intérimaire du FIQ-SPSL.

Les professionnelles laissées sans informations sur les patients

Des professionnelles en soins des Laurentides sont venues travailler dans la Résidence privée Wilfrid-Grignon. Il s’agit d’un des établissements privés du territoire des Laurentides.

« J’ai été « garrochée » sur une unité, sans aucune note pour savoir ce que les patients mangent, ni leur diète… aucune idée s'ils sont diabétiques! Et pour la médication, c’était difficile aussi d’identifier les patients » relate une infirmière auxiliaire qui s’est rendue à la résidence pour personnes âgées.

Des résidents restés sans douche depuis des semaines

Par ailleurs, il y a un manque flagrant de consignes entourant la sécurité des résidents et du personnel, sans compter le manque d’équipement. Les consignes sur le port des équipements et de l’instauration des zones rouges pour patients atteints de la COVID semblent manquantes.

« Un thermomètre et un stéthoscope pour l’ensemble des résidents d’une zone chaude, ça n’a pas d’allure. C’est surréel ce que cela entraine en terme de risque de contagion et de mesures de précaution à prendre en temps de pandémie » souligne Denis Provencher.

« Des patients n’ont pas eu de bain, ni de douche depuis des semaines. Les planchers sont sales, les poubelles débordent », rapporte une autre infirmière auxiliaire complètement découragée.

Le FIQ-SPSL est extrêmement préoccupé et suivra de près la situation.

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