Un projet résidentiel pour relancer Ste-Monique
Un projet domiciliaire de 596 unités, annexé au golf Le Diamant, pourrait voir le jour pour rentabiliser ce dernier et faire revivre le secteur Sainte-Monique à Mirabel. Une décision de la Commission de la protection du territoire agricole (CPTAQ) est toutefois attendue afin que soit permis le dézonage de 97 hectares.
Environ 75 % de cette zone agricole est utilisée pour l’exploitation du parcours de golf qui possède un droit acquis. L’autre partie est boisée ou en friche et ne supporte pas d’activités agricoles. Selon le dossier, la moitié des unités seraient localisées sur des lots vacants. Le parcours de golf serait quant à lui réaménagé – en y conservant les 18 trous actuels – afin d’en libérer une portion et d’y implanter d’autres résidences.
On argue que le noyau urbain de Sainte-Monique a perdu de son dynamisme d’autrefois. Il s’agirait donc d’une occasion pour la Ville d’offrir des services à la population, « le village étant en quelque sorte sclérosé depuis l’implantation de l’aéroport de Mirabel ».
« Avant l’expropriation, il y avait 1500 personnes. Aujourd’hui, ils sont environ 300. Ça pourrait faire revivre le secteur et sauver des emplois », estime le maire Hubert Meilleur.
Décision attendue
Le club de golf, principal employeur de l’endroit, connaît une baisse graduelle de membres depuis les dernières années. « Même dans l'hypothèse où il y aurait augmentation des membres et des revenus, cela s’avérerait insuffisant pour générer une rentabilité du club de golf. Il envisagerait alors la fermeture des activités pour limiter les pertes financières », écrit-on.
« L’avenir du golf ne dépend pas du projet résidentiel, mais donnerait un fichu bon coup de main », indique pour sa part la directrice générale de l’endroit, Sylvie Chevarie. Elle assure qu’il n’a jamais été question de transformer le golf en secteur résidentiel, même si le club – qui compte actuellement 325 membres – est déficitaire depuis plus de cinq ans.
Dans son orientation préliminaire, la CPTAQ indique toutefois que la demande devrait être refusée en raison, notamment, des lots sous couverture forestière qui « sont dotés d’un sol de haute qualité pour l’agriculture ». Ce à quoi le maire rétorque en affirmant que la terre n’est pas cultivée depuis 50 ans. Le dossier est toujours sur la table; la commission n’a pas encore statué sur sa décision finale.
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