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4 avril 2016 - 10:57 | Mis à jour : 6 avril 2016 - 11:55

L’importance du loup dans l’écosystème

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La réintroduction du loup est un sujet controversé. Toutefois, les études démontrent que la présence du loup est hautement bénéfique pour les écosystèmes.

Un phénomène que l’on appelle une cascade trophique se produit dans les endroits privés de leurs grands prédateurs. Ceci a été observé dans plusieurs parcs Nationaux aux États-Unis et au Canada. En absence du prédateur, une cascade d’événements se produit dans un écosystème, affectant la végétation et plusieurs autres animaux et entrainant un débalancement de l’habitat. L’absence du loup amène une augmentation des cervidés. Tout ceci affecte énormément les communautés de plantes ou on y verra un broutement excessif.
 
Un déclin dans la végétation entraîne la chute de plusieurs autres espèces importantes pour les écosystèmes, comme les castors et les oiseaux chanteurs. Ceux-ci sont négativement affectés par la compétition avec les grands herbivores, qui consomment les ressources végétales en trop grandes quantités. De plus, une population trop élevée de cervidés peut être un problème sérieux pour l’homme. Au Québec, une population stable de cerf ne devrait pas dépasser 5 cerfs/km2, pourtant, des populations de cerfs de plus de 10 à 15 cerfs/km2 sont retrouvées dans plusieurs régions au sud du Québec. Des dommages aux agriculteurs, aux sylvicultures, et une augmentation des accidents routiers impliquant des cervidés sont des conséquences de cette surpopulation. 

Également, l’élimination du loup dans une région laisse la place aux coyotes. En plus de fortement nuire aux fermiers et agriculteurs, une population anormalement élevée de coyote tend à décimer les populations de prédateurs indigènes, comme le renard roux, le raton laveur et la mouffette rayée qui voient leur population chuter. De plus le coyote cause beaucoup plus de déprédation aux bestiaux que le loup. 

Le rétablissement du loup serait donc une méthode naturelle de conservation pour le rétablissement des écosystèmes. 
Malgré que la taille du territoire naturel nécessaire afin de supporté une population de loup, les études démontrent que de petites populations de loups (4-5 individus) sont utilisées, notamment aux États-Unis, afin de rétablir la balance dans l’écosystème. 

Par contre, un tel projet serait présentement impossible au Québec car les loups vivants dans les parcs Nationaux ou les réserves fauniques sont chassés et trappés dès qu’ils sortent des parcs; le taux de mortalité étant de 90%, selon la SEPAQ. Comme les populations de loup sont isolées les unes des autres, enfermés dans les parcs Nationaux et les réserves fauniques, leurs génétique s’affaiblie et les populations diminuent. Afin de voir un succès au Québec, il faudrait créer de larges zones protégés autour des parcs Nationaux et réserves qui abritent des loups. Les règlements de chasse et de trappage du loup devraient également être révisés. Aussi, multiples aires ou corridors pourraient être établis entre certains parcs Nationaux et réserves fauniques de la rive Nord. 
 
Par la sensibilisation du public et une compréhension accrue du rôle des grands prédateurs dans l’écosystème, le rétablissement du loup, dans certaines régions du Québec, pourrait être une option envisageable comme outil de restauration des écosystèmes. 

 

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1 réactions
  • je veux que les loups vivent , nous en avons besoin !

    nathalie sadet - 2016-04-07 09:50