Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Projet de loi n°40 sur organisation et la gouvernance scolaires

Paule Fortier, présidente de la Commission scolaire de la SMI, rejoint ses pairs sur l'inquiétude générale

durée 09h00
9 octobre 2019
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Le gouvernement du Québec a déposé le 1er octobre son projet de loi n° 40 relativement à l’organisation et la gouvernance scolaires. À la suite d’une première analyse du document, les commissaires de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI) sont déçus de l’orientation de la réforme Roberge.

Hélène Roberge, président de la Commission scolaire des Patriotes, avait déjà exprimé ses doutes forts, comme nombre de ses collègues. La présidente de la CSSMI, Paule Fortier, affirme les mêmes. Elle explique douter que ce changement de structure ait un impact positif sur la diplomation et la réussite des élèves et mentionne une triple perte.

 

Perte pour la démocratie

Le conseil des commissaires représente le seul pallier démocratique local dédié à l’éducation au
Québec. Avec la réforme Roberge, les citoyens perdront leur voix puisque les élus scolaires ne
pourront plus les représenter. La proximité qui existait entre le milieu de l’éducation et la population locale en sera assurément affectée.


Perte d’une connaissance approfondie des dossiers

La composition du conseil d’administration proposée par le ministre Roberge risque de créer un
roulement, comparativement à la stabilité du conseil des commissaires. Cette situation entrainera certainement une perte d’expertise et de connaissance approfondie des dossiers qui ne sera pas à l’avantage de la réussite et de la persévérance des élèves.

 

Perte de la représentativité et aucune preuve de réussite des élèves

Les commissaires sont les porte-paroles des citoyens dans chacune des 16 villes et municipalités du territoire de la CSSMI. Malheureusement, cela ne serait plus le cas avec la nouvelle structure annoncée. Il y aura donc une perte de la représentativité de l’ensemble du territoire de la CSSMI. Paule Fortier assure: " Je suis engagée avec cœur et conviction en éducation dans ma région des Basses-Laurentides depuis plus de 20 ans. Ma connaissance des enjeux locaux me permet de saisir rapidement les réels besoins du milieu et d’agir avec neutralité dans l’intérêt de l’ensemble des élèves. Depuis tant d’années, je peux témoigner que mes collègues commissaires qui sont aussi des citoyens et majoritairement des parents sont investis et engagés pour les bonnes raisons! "

Selon la présidente de la CSSMI, le ministre Roberge n’a jamais fait la démonstration que son projet de loi allait améliorer la réussite des élèves et a travaillé sans considération pour honorer une promesse électorale. " Tant d’énergie déployée pour mettre en place une nouvelle structure au détriment d’un investissement concret pour l’élève ne peut que nous décevoir! " a-t-elle conclu.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 février 2026

Un ancien responsable américain optimiste quant au renouvellement de l’ACEUM

Un ancien fonctionnaire du département d’État américain se dit optimiste quant au renouvellement de l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM). Edward Fishman, auteur de «Chokepoints: American Power in the Age of Economic Warfare» (Points d’étranglement: la puissance américaine à l’ère de la guerre ...

Publié le 11 février 2026

Québec reporte d'un an l'implantation du nouveau programme d'enseignement du français

Québec recule dans sa volonté d’implanter à toute vitesse le nouveau programme de français au primaire et au secondaire. La ministre de l’Éducation, Sonia LeBel, a fait part mardi du report d’un an de l’implantation de ce nouveau programme, annoncé par son prédécesseur Bernard Drainville en août 2025. Le milieu de l’éducation n’avait pas caché ...

Publié le 11 février 2026

PL15: le Collège des médecins se réjouit des pouvoirs donnés à d'autres professions

Le projet de loi 15 donnera un peu plus de pouvoirs à certains professionnels de la santé, comme les infirmières et les sages-femmes. Le Collège des médecins du Québec (CMQ) applaudit dans son ensemble le PL15. Il insiste toutefois pour que des règlements précisent les conditions requises de ces nouvelles pratiques, comme la formation. Les ...