Déclin du français
Le Bloc Québécois veut étendre la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale
Alors que la Chambre des communes est saisie d’un important débat sur le déclin de la langue française au Québec, le Bloc Québécois a déposé un projet de loi pour assujettir à la loi 101 les entreprises de compétence fédérale.
« C’est la première fois que tous les partis à la Chambre des communes reconnaissent le déclin du français au Québec. Maintenant, il faut passer aux actes. Je leur demande de voter en faveur de l’application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. Il s’agit de la volonté du gouvernement du Québec, après des décennies durant lesquelles Ottawa a malmené le français, a appuyé le démantèlement de la loi 101 au Québec et a favorisé l’anglicisation », a déclaré la députée de Thérèse-De Blainville, Louise Chabot.
Le projet de loi modifie le Code canadien du travail, la Loi sur les langues officielles et la Loi canadienne sur les sociétés par actions de manière à assujettir les entreprises fédérales au Québec à la Charte de la langue française. Il inclut la reconnaissance du français en tant que langue commune et officielle du Québec, en plus d’un engagement à ne pas entraver l’application de la loi 101 au Québec.
Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole et le chef du Nouveau parti démocratique, Jagmeet Singh, s’étaient déjà engagés en faveur de la loi 101 pour les entreprises de compétence fédérale. Mercredi dernier, le premier ministre Justin Trudeau a ouvert la porte à joindre ce consensus en déclarant, en parlant des libéraux, que « nous appuyons la loi 101 dans ce qu'elle fait pour le Québec » en réponse à une question d’Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois.
« Ce rare consensus à la Chambre des communes sur la loi 101 doit mener à des résultats concrets. Il n’est pas normal qu’il subsiste deux classes de travailleurs et de travailleuses au Québec et que le droit de travailler en français chez nous ne soit pas garanti pour tous », a fait valoir Mme Chabot.
La députée a comparé le projet de loi à un test pour les partis fédéraux.
« Depuis plus de quatre décennies, le fédéral charcute la loi 101 et finance des organismes pour lutter contre la préséance du français au Québec. Les partis fédéraux ont contribué au déclin du français. Ils doivent aujourd’hui participer à la solution en votant pour que la loi 101 s’applique partout au Québec. Le sérieux de leur démarche sera jugé en fonction de leurs actions en appui à nos propositions pour soutenir notre langue », a conclu Mme Chabot.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Fréchette fait le point sur les droits de douane
Les ténors du gouvernement Fréchette et les principaux acteurs économiques du Québec sont réunis jeudi à Montréal pour faire le point sur les nouveaux droits de douane américains de 50 % qui pourraient entrer en vigueur la semaine prochaine. Au début de cette rencontre à huis clos, à laquelle les médias ont eu accès aux cinq premières ...
LIRE LA SUITE
Les nouveaux droits de douane pourraient créer des tensions entre les provinces
Des experts préviennent que l'imposition de nouveaux droits de douane américains pourrait semer la discorde entre les provinces canadiennes, permettant ainsi aux États-Unis d'exploiter les griefs régionaux pour imposer des concessions commerciales. Ces droits de douane, que le président Donald Trump menace d'imposer la semaine prochaine, ...
LIRE LA SUITE
Geneviève Cotnam est nommée juge en chef de la Cour d'appel du Québec
Le premier ministre Mark Carney a annoncé la nomination de Geneviève Cotnam comme nouvelle juge en chef de la Cour d'appel du Québec. Elle succédera à Manon Savard, qui a quitté ses fonctions le 10 août pour devenir juge surnuméraire. Mme Cotnam est juge à la Cour d'appel du Québec depuis 2018. Elle a fait partie des juges qui avaient ...
LIRE LA SUITE