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Mêlée de presse

Un manque de logements abordables, oui, mais une crise du logement, non

durée 09h00
30 avril 2021
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Jessica Brisson
Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

Après avoir été vivement critiqué au cours des dernières heures pour des propos tenus concernant le prix du logement, le premier ministre du Québec, François Legault, a tenu à faire le point ce jeudi.

Questionné, mercredi, par la cheffe de Québec Solidaire, Manon Massé, à savoir combien paieront leur loyer, les étudiants qui reviendront sur les campus collégiaux et universitaires en 2021 considérant que les prix du marché locatif augmentent rapidement, le premier ministre aurait répondu  « ça dépend de la grandeur du logement, mais je dirais... ça peut peut-être commencer à 500 ou 600 $ par mois… assez rapidement monter à 1000 $ par mois ».

En mêlée de presse ce jeudi, M. Legault a tenu à rectifier les faits en précisant qu’il parlait du montant qu’un étudiant en colocation doit s’attendre à payer mensuellement. « Manon Massé me parlait hier des 250 000 étudiants qui vont revenir en présentiel et qui vont devoir se trouver un logement. Elle m’a demandé combien ça coûte et ma réponse a été que ça commence à 500$ 600$ par mois et ça augmente rapidement jusqu’à 1000$ par mois. J’ai même ajouté dans la première phrase que plusieurs étudiants se mettent à trois ou à quatre par logement. Alors, dans ma tête et peut-être que ça n’a pas été clair, je parlais d’un montant de 500$, 600$ par étudiant », a précisé le premier ministre.

Pas de crise du logement

Bien qu’il reconnaisse le manque flagrant de logements abordables dans plusieurs régions du Québec, François Legault refuse de parler d’une crise du logement. « La crise que nous vivons en ce moment, c’est la pandémie et celle-ci joue un rôle sur le prix des logements et des maisons », a-t-il souligné tout en insistant sur le fait que « Les gens n’ont pas voyagé, ils ont de l’épargne de disponible. Ils sont prêts à payer plus cher pour des maisons, pour des condos, donc ça a créé un manque encore plus grand ».

Questionné à savoir si un gel de loyer pour l’année 2021 pourrait être envisagé, le premier ministre a souligné préférer donner une aide directe aux familles ne pouvant se trouver un logement abordable. « Penser deux minutes aux propriétaires. Si on gèle les loyers pour un grand temps, il va se construire moins de logements. Ce qu’il faut, c’est plutôt que le gouvernement donne de l’aide directe aux personnes qui ne sont pas capables de se trouver un loyer », a-t-il dit. Comment il compte aider lesdites familles n’a toutefois pas été évoqué.

Finalement, le premier ministre a profité de la tribune qui lui était offerte pour rappeler que son gouvernement avait investi plus de 600 millions de dollars dans le programme AccèsLogis et que plus de 3000 logements abordables avaient déjà été construits sur les 15 000 promis. « Nous en avons 3424 en construction et près de 8 500 à venir », a-t-il conclut.

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