Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le Bloc Québécois compte protéger les compétences du Québec

durée 12h00
3 juin 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Catherine Deveault

Le Bloc Québécois a déposé un projet de loi pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence du Québec afin d’assurer que l’argent des Québécois et des Québécoises serve exclusivement à financer les priorités émises par le Québec.  

« C’est à nous que reviennent le droit et la responsabilité d’aménager notre propre société selon nos priorités. La nation québécoise n’a pas à se faire dire quoi faire ni comment investir l’argent de ses impôts par le gouvernement canadien. C’est pourquoi je dépose un projet de loi qui assure au Québec un droit de retrait avec pleine compensation lorsqu’Ottawa crée des programmes fédéraux qui se mêlent des compétences exclusives du Québec. La population québécoise est amplement capable de déterminer comment répondre à ses besoins et comment assurer son avenir », a déclaré le député de La Prairie et leader parlementaire du Bloc Québécois, Alain Therrien.

Le projet de loi C-301 a deux effets. Premièrement, il exempte le Québec des normes que le fédéral édicte dans la Loi canadienne sur la santé. « Le rôle du fédéral en santé se limite à transférer de l’argent au Québec. Nous n’avons pas besoin de normes canadiennes de soins de longue durée pour les aînés, nous avons besoin de notre juste part de l’argent que nous payons comme contribuables pour mieux financer les soins. Moins de paternalisme, plus d’argent. C’est aussi simple que ça », fait valoir la députée bloquiste de Thérèse-De Blainville, Louise Chabot.  

Nouvelle disposition dans la loi

Deuxièmement, le projet de loi du leader parlementaire du Bloc Québécois introduit une nouvelle disposition dans la Loi sur les arrangements fiscaux avec les provinces afin de permettre au Québec ainsi qu’aux provinces de se retirer avec pleine compensation des programmes fédéraux dans des domaines qui relèvent de leur compétence exclusive. 

« Alors que les coûts explosent dans les domaines qui relèvent du Québec comme la santé et l’éducation, le fédéral utilise cette conjoncture pour dicter au Québec ses priorités s’il souhaite ravoir une partie de l’argent que les Québécois paient en impôts au gouvernement canadien. Il va même jusqu’à tenter d’accaparer carrément des compétences relevant du Québec », a déclaré le député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desilets.

« Le gouvernement du Québec et son Assemblée nationale ne sont pas des sous-traitants du fédéral, mais bien les représentants que le peuple québécois a lui-même choisis pour répondre à ses besoins et à ses aspirations. Le projet de loi du Bloc Québécois mettra fin à ce fédéralisme prédateur qui nuit à notre autonomie nationale », a conclu le député de Mirabel, Simon Marcil. 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 9h00

Ottawa reste opposé à l'acquisition d'armes nucléaires, malgré une suggestion

Le ministre de la Défense David McGuinty affirme que le Canada reste opposé à l'acquisition d'armes nucléaires, malgré la suggestion d'un ancien chef militaire selon laquelle Ottawa ne devrait pas exclure cette possibilité. M. McGuinty a déclaré que le Canada avait signé des traités internationaux s'opposant explicitement à la prolifération des ...

Publié le 2 février 2026

Le crédit sur la TPS annoncé par le gouvernement Carney coûtera 12,4 G $ sur cinq ans

Le plan du gouvernement fédéral visant à augmenter le crédit pour la TPS et à verser un paiement unique aux Canadiens coûtera à Ottawa environ 12,4 milliards $ sur cinq ans. Le Bureau du directeur parlementaire du budget (DPB) a publié cette estimation lundi matin. Le premier ministre Mark Carney a promis la semaine dernière de nouvelles ...

Publié le 30 janvier 2026

Québec révèle les critères de sélection du PSTQ et confirme l'abolition du PEQ

Le gouvernement du Québec compte admettre près de 29 000 immigrants économiques en vertu du Programme de sélection des travailleurs (PSTQ) pour l’année 2026. Le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, a annoncé vendredi les grandes orientations de ce programme présenté comme une alternative au Programme de l’expérience québécoise (PEQ), ...