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Louise Chabot, Luc Desilets et Jean-Denis Garon

Les députés des Basses-Laurentides s'expriment sur les tarifs douaniers

durée 14h00
5 mars 2025
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Par Salle des nouvelles

En réaction à l’imposition des tarifs douaniers entrés en vigueur hier à l’initiative de l’administration Trump, Louise Chabot, députée de Thérèse-De Blainville, Luc Desilets, député de Rivière-des-Mille-Îles et Jean-Denis Garon, député de Mirabel, ont réitéré l’importance pour le Québec, le Canada, le Mexique et l’Europe de se concerter, en termes de commerce comme en termes de sécurité, afin d’établir une stratégie commune face à leur ancien allié.

« On commence à voir un peu plus clair dans la stratégie de Donald Trump: couper l’air à ses principaux partenaires commerciaux; monopoliser l’attention des médias et de l’opinion publique, et tenter le plus longtemps possible d’attirer les entreprises et les sièges sociaux aux États-Unis avant que l’inflation, les bourses ou les taux d’intérêt ne le forcent à reculer. Il est impératif que le Québec, le Canada, le Mexique et l’Europe puissent établir une stratégie commune pour couper court aux manœuvres américaines. On doit procéder sans tarder : l’agriculture, l’aluminium, le bois ou la culture du Québec sont aux premières lignes. Ces secteurs sont des proies clairement identifiées par le prédateur économique de la Maison- Blanche. Quelqu’un devra les protéger, parler pour le Québec. Au Bloc, on va se battre pour nos industries, nos ressources, nos PME et les emplois de notre monde, ainsi que pour les retraités, dont le pouvoir d’achat est de nouveau affaibli », affirme Louise Chabot.

« Nous réitérons notre ferme engagement envers les Québécois à mettre de l’avant leurs priorités et leurs intérêts économiques uniques et différents, que ce soit dans la négociation menée par le Canada, en Amérique ou au niveau international. Face aux tentatives d’intimidation de Donald Trump, la voix du Bloc Québécois va s’affirmer avec force pour préserver les intérêts économiques du Québec. Il suffira au Canada d’être un partenaire de bonne foi pour pouvoir compter sur notre collaboration », martèle Luc Desilets.

« La crise est très grave et il serait irresponsable de la minimiser. Je pense quand même qu’il s’agit d’une opportunité de rattraper des échéances de changements et d’adaptation de notre économie qu’on aurait dû entreprendre il y a longtemps en termes de résilience, en termes d’innovation, en termes de verdissement de l’économie québécoise et évidemment, en termes d’agilité, de capacité d’adaptation. D’ici là, nous devrons déployer un programme de prêts au bénéfice des entreprises pour assurer des liquidités transitoires et nous assurer que les secteurs propres au Québec ne seront pas sacrifiés au profit du secteur automobile de l’Ontario ou des pétrolières de l’Ouest. De même, il faudra prendre la mesure des revenus que généreront les contre-tarifs et inviter Ottawa à s’aligner sur la réponse rapide de Québec », conclut Jean-Denis Garon.

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