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Arnaque internet: De petits fruits qui font maigrir le portefeuille

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31 mars 2010
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Par Simon Dessureault

Afin de prévenir différents types de fraude fréquente, L'Écho de la Rive-Nord a obtenu le témoignage d'une Blainvilloise qui a été victime de l'arnaque internationale Baie d'acaï.

Une résidente de Blainville qui préfère taire son identité, a été victime bien malgré elle de ce subterfuge détourné l'été dernier. Elle s'est fait dérober tout près de 1 000 $.

L'arnaque Baie d'acaï est reliée à des publicités de petits fruits tropicaux sur Internet vendus sous forme de pilules amaigrissantes.

L'histoire de Justine Morneau

Tout a commencé pour Justine Morneau (nom fictif) quand une collègue de travail lui a montré sur Facebook une annonce de pilules pour perdre du poids (baie d'acaï). «On clique dessus et là on voit une femme, Claudine, disant qu'elle avait perdu 35 livres en trois semaines grâce à des baies d'acaï et que durant quelques mois on pouvait essayer des échantillons gratuitement. Il en coûtait seulement 5$ en s'inscrivant par carte de crédit», explique Justine.

La collègue de Justine lui a proposé de l'essayer. «On se disait 5$, ce n'est pas tellement risqué, donc je donne mon numéro de carte de crédit. Quelques instants après, je vais voir à mon ordinateur et là la femme s'appelait Denise. C'était la même personne et mon numéro de carte était déjà transmis. Je vais donc lire les petits caractères, écrits au bas dans la même couleur d'encre que l'écran, disant que ça coûte entre 75 $ et 150 $ par mois au moment de soumettre. »

Les pièges d'internet

À partir de cet instant, le cauchemar de Mme Morneau a commencé. Elle a essayé d'annuler par téléphone et par courriel, mais en vain. «J'ai appelé plusieurs fois à la compagnie et ils m'ont dit qu'ils ne feraient rien vu que je ne parlais pas en anglais, alors que la Loi sur la protection du consommateur du Québec oblige d'être en français.»

« J'ai quand même parlé en anglais et ils m'ont dit qu'ils allaient annuler cela, mais ça ne s'est pas fait. Quand on les appelle, on communique à Las Vegas, c'est très long et il n'y a pas toujours de réponse. Aussi, je n'ai jamais parlé à la même personne.»

Mme Morneau a, par la suite, reçu les pilules par la poste qu'elle a retournées immédiatement. «L'enveloppe du produit venait de Toronto et si tu envoies quelque chose à cette adresse, ça te revient comme quoi l'adresse n'existe pas.»

Mme Morneau ajoute qu'elle a envoyé des courriels où on lui a entres autres dit qu'elle ne pouvait pas retourner les pilules, car la compagnie était en Chine.

Par ailleurs, le conjoint de sa collègue a essayé les pilules en question et il a dit qu'elles lui avaient donné des maux de ventre insupportables.

Selon Stéphane Giguère, du Service de police de Blainville, il faut lire le contrat au complet et avoir fait des vérifications sur la compagnie afin de s'assurer que tout est légal et conforme avant de donner son numéro de carte.

«Dans le cas des arnaques par internet, on joue sur les sentiments et l'aspect temps. Donc, les gens ne réfléchissent pas, car on les amène à acheter immédiatement en leur faisant des offres de temps limité. Les arnaqueurs vont cibler des personnes plus vulnérables.»

M. Giguère a ajouté que si la compagnie n'agit pas dans les règles de l'art, ça devient de la fraude.

Justine Morneau s'en est finalement sorti

C'est finalement par l'entremise de la compagnie Visa que Mme Morneau a pu s'en sortir, mais non sans peine. «J'ai contacté Visa, mais quand on parle avec les compagnies de crédit, on nous fait sentir coupable. C'est nous les responsables de la carte et tout ce que l'on en fait. Visa m'a dit que j'allais devoir arrêter les retraits auprès de baie d'acaï. »

Visa a demandé des preuves d'envois de requête d'annulation. «Il a fallu que je crie fort après eux pendant deux mois et demi avant qu'ils se décident enfin à faire quelque chose.»

Une agente de Visa a finalement appelé pour Justine à la compagnie en question, constatant qu'il n'y avait pas de réponse au téléphone et que les adresses courriel avaient un retour d'adresse inexistante. Justine a finalement reçu un remboursement de Visa d'environ 350$, ce qui ne constitue pas la totalité.

Mme Morneau termine en disant qu'elle trouve déplorable que l'on ait autant besoin de se justifier dans de pareilles circonstances. «J'ai tout de suite vu l'erreur que j'avais faite. Ça peut arriver à tout le monde. Ça aurait pu prendre des proportions démesurées sinon. »

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