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Des porcs à Boisbriand?

durée 20h15
7 avril 2010
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Par Josiane Yelle

L'éventuelle construction à Boisbriand d'un bâtiment pour héberger 400 porcs suscite bien des discussions. Réunis en consultation publique, plusieurs centaines de citoyens se sont déplacés afin de faire valoir leur désaccord et leurs inquiétudes quant à ces nouveaux venus de la firme québécoise de biotechnologie AccelLAB.

Pourtant, AccelLAB est déjà situé au 1635 boulevard Lionel-Bertrand à Boisbriand depuis cinq ans. Or, à ses débuts, la firme n'avait que quelques dizaines de porcs. Depuis, l'essor fulgurant que connaît la compagnie qui se spécialise dans la recherche sur les implants cardiaques et orthopédiques l'oblige à accroitre son cheptel à 400 bêtes, si bien que ses dirigeants souhaitent désormais regrouper toutes les bêtes au même endroit afin d'éviter les allers-retours continuels de ses employés.

L'emplacement prévu est le chemin de la Rivière-Cachée, à l'ouest d'un quartier où habitent quelque 2 500 membres de la communauté juive orthodoxe Kiryas Tash, où la viande de porc est bannie.

La Ville devra émettre le permis de construction

D'entrée de jeu, la mairesse de Boisbriand Marlène Cordato a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une consultation afin de déterminer si le projet doit être autorisé ou non. «Ce n'est pas un droit que la Ville possède, a-elle indiqué. Le projet est conforme et a reçu son certificat d'autorisation du ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs».

La consultation publique visait donc plus particulièrement à favoriser l'intégration sociale du projet dans le milieu environnant en discutant des enjeux de cohabitation.

La Ville, quant à elle, devra émettre le permis de construction demandé puisqu'il respecte la règlementation municipale et provinciale. Toutefois, sur la base du rapport de consultation, la Ville pourra imposer au demandeur le respect de certaines conditions prévues par la Loi lors de l'émission du permis de construction.

Les citoyens auront donc les 15 prochains jours pour déposer leurs commentaires. La commission, dont fait partie les conseilleurs municipaux Patrick Thifault et Mario Lavallée, quant à elle, aura jusqu'au 22 mai pour déposer son rapport de consultation et ses recommandations au Conseil municipal de Boisbriand.

AccelLAB défend son projet

Devant les centaines de gens présents, le président d'AccelLAB et cardiologue Guy Leclerc a défendu la nature de ses travaux qui «contribuent à la santé, à l'espérance de vie et la qualité de vie des personnes affectées par des problèmes cardiaques». Il a affirmé que la firme en était une de service. «Le rôle qu'on joue n'est pas trivial, a indiqué le médecin. La population est vieillissante et on leur permet d'avoir accès à des soins plus modernes», a-t-il expliqué.

M. Leclerc a également souligné la cohabitation des cinq dernières années qui s'est faite de façon exemplaire et harmonieuse, selon lui.

L'investissement évalué à 12,5 millions de dollars permettrait de maintenir les activités à Boisbriand et entraînerait quelque 30 nouveaux emplois spécialisés d'ici trois ans.

Il n'y aura pas d'odeur

Au sujet des possibilités d'odeur, le président d'AccelLAB a affirmé que le permis ne permettait pas à la firme de dépasser la capacité de 400 porcs. Ainsi, M. Leclerc a lancé avec conviction qu'«il n'y aura jamais de porcherie sur Rivière-Cachée à Boisbriand. L'environnement où sont les bêtes est assaini et contrôlé». Le cardiologue a également indiqué que les animaux n'avaient aucun contact avec l'extérieur.

Agronomes et toxicologues étaient également présents afin de présenter aux citoyens les différentes technologies utilisées afin d'éliminer possibilités d'odeurs.

Le choix de l'endroit s'est également fait en fonction de l'endroit qui est boisé. «Nous avons aussi prévu effectuer une plantation de conifères», a expliqué le président, précisant que les arbres agiraient à titre coupe-odeur, si le besoin se présentait.

Pour connaître tous les détails, lisez Des gens de tous les milieux réagissent.

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