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Quand Fido réserve un accueil mordant au facteur

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7 juin 2010
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Par Josiane Yelle

On se rappelle tous de l'histoire de René Valade, ce facteur de l'Unité postale de en novembre 2004, alors qu'il allait livrer le courrier à une résidente de la municipalité. Une dizaine de morsures avaient mis l'homme en arrêt de travail durant près de deux semaines.

Or, son histoire n'est pas unique. Chez Postes Canada, 4 % des accidents de travail sont causés par des morsures de chiens. Et c'est sans compter les accidents qui résultent indirectement de la présence de toutou qui réserve bien souvent un accueil mordant.

«L'autre jour, à Bois-des-Filion, j'ai dû rester 15 minutes dans mon camion parce qu'il y avait un gros chien qui tournait alentour», lance d'emblée la factrice Céline Desgagnés. Sa collègue, Sylvie Giroux, renchérit : «Un chien a déjà passé à travers la moustiquaire tellement je semblais déranger son territoire. Heureusement, les propriétaires étaient présents».

Les histoires de ce genre sont monnaie courante à l'Unité postale de Postes Canada à Rosemère. Lors d'une invitation à un BBQ hot «dog», les facteurs et les factrices présents avaient tous leur histoire à raconter à l'approche de la saison où les chiens sortent des maisons après avoir passé l'hiver encabanés.

Mieux vaut prévenir.

Avec plus de 22 000 chiens enregistrés sur le territoire de Laval et de la Rive-Nord, Postes Canada ne lésine pas sur la sécurité de ses employés. Depuis plusieurs années, en plus d'être facteur, Éric Gauthier, également maître-chien, fait la tournée de tous les bureaux de poste du Québec. «Jusqu'à maintenant, j'ai formé près de 3 000 facteurs. Il faut leur montrer comment prévenir les accidents et comment agir si un chien s'attaque à eux, note celui qui, il y a trois ans, s'est fait attaquer par deux chiens en même temps.

Faire face à un chien dont l'intention évidente est de défendre sa famille et son territoire demeure une réalité quotidienne pour les facteurs. En effet, l'image de Fido partant en cavale derrière un facteur ne relève pas du folklore! Et les toutous en tout genre, libres de toute attache, sont malheureusement encore nombreux. À cet effet, l'an dernier au Québec, 44 facteurs se sont retrouvés en arrêt de travail après avoir subi une agression par un chien.

La problématique est désormais si importante que les facteurs ont même constamment en leur possession une bombonne de répulsif qui contient un dérivé du poivre de cayenne en cas de danger.

Un libre accès

Afin d'éviter de tels accidents, les facteurs souhaitent donc que les chiens demeurent dans les maisons quand leurs maîtres ne sont pas à l'extérieur ou qu'ils soient attachés dans une cour clôturée. L'essentiel est de laisser un passage dégagé vers une boîte à lettres libre d'accès. Le collègue de René Valade, qui effectue actuellement la tournée que l'homme faisait quand il s'est fait attaquer, ne dépose plus le courrier dans la boîte aux lettres de la Rosemèroise. «Tant qu'elle aura son chien, nous n'irons pas par mesure de sécurité», conclut le facteur.

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