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Des bénéficiaires subissent des coupures de services

Jusqu à maintenant, 126 usagés du CSSS Thérèse-De Blainville bénéficient d une enveloppe DIMOS et 47 cas ont été réévalués .Le CSSS va poursuivre pour les 79 autres cas restants.
Jusqu à maintenant, 126 usagés du CSSS Thérèse-De Blainville bénéficient d une enveloppe DIMOS et 47 cas ont été réévalués .Le CSSS va poursuivre pour les 79 autres cas restants.
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En juin dernier, des bénéficiaires du programme de soins à domicile pour personnes handicapées DIMOS (Déficienne Intellectuel, Motrice, Organique ou Sensorielle) du CSSS Thérèse-De Blainville ont vu leur nombre d'heures de services diminuer de façon drastique dans certains cas.

Ces bénéficiaires ont reçu le message suivant par la poste, le 23 juin dernier : «Suite à la réévaluation de votre dossier et à la mise en application du nouveau cadre normatif du Programme DIMOS - volet soutien à la personne, le comité de détermination du CSSS Thérèse-De Blainville ne juge plus votre demande admissible selon les critères de ce nouveau cadre. Nous vous informons donc de la fermeture de votre dossier, au niveau du programme DIMOS.»

Le député de Groulx, René Gauvreau, a reçu à son bureau une quinzaine de ces mêmes dossiers des bénéficiaires concernés. «Le programme DIMOS a été modifié par un nouveau cadre normatif. Les premiers résultats des réévaluations des dossiers, faites en vertu de ce nouveau cadre, se résument principalement en des coupures et ruptures de services. Les responsables du CSSS Thérèse-De Blainville évaluent qu'il existe pour le territoire de notre MRC un financement insuffisant d'environ 8 M$ annuellement. Le sous-financement évoqué constitue une partie des justifications», explique le député.

Deux cas

M. Gauvreau a relaté le cas d'un couple de Sainte-Thérèse qui a vu son aide coupée de 30 à 8 heures par semaine. La femme est à moitié paralysée, elle a été victime de deux ACV, elle se déplace en chaise roulante et elle souffre d'obésité. La raison invoquée pour retirer ses heures est que son mari est en santé et qu'il peut l'aider. Ce dernier souffre cependant d'un cancer de la prostate et de la peau. Aussi, le Blainvillois Marc Girard, déclaré invalide en 2002 à la suite d'une crise majeure de sclérose en plaques, a également perdu ses huit heures d'aide par semaine ce printemps.

Toujours selon M. Gauvreau, il y a aussi des personnes handicapées qui se sont vu couper toutes leurs heures de services de soutien à domicile. Ces services peuvent consister en du transport, à de l'aide à manger, de l'entretien ménager, etc.

Le CSSS Thérèse-De Blainville

De son côté, Jean-Philippe Coton, directeur général suppléant du CSSS Thérèse-De Blainville, explique la décision du CSSS. «Le programme DIMOS est un programme régional et ce n'est pas juste le CSSS Thérèse-De Blainville qui a appliqué le nouveau cadre normatif. Le but est d'offrir une plus grande accessibilité au programme DIMOS en fonction des ressources dont on dispose. Il y a une grande demande pour le programme. Aussi, on veut favoriser l'aide physique à l'aide domestique. On était l'un des seuls CSSS à donner de l'argent pour de l'aide domestique. Alors, c'est sûr que chez nous ça touchait un plus grand nombre de personnes lorsqu'il y a eu les révisions», explique M. Cotton.

La grille régionale

M. Cotton parle aussi du fonctionnement de la grille d'évaluation du nouveau cadre normatif. «On veut avoir une grille régionale et mixte plus objective pour permettre une réévaluation annuelle selon la condition des usagers. La grille est autant basée sur les capacités de la personne à être autonome que de l'entourage et les proches aidants qui peuvent l'aider à compenser certaines incapacités. Deux personnes avec un même diagnostic pourraient avoir de l'aide de DIMOS avec un certain nombre d'heures et dans une autre situation où l'entourage est mieux nanti de disponibilités, il pourrait y avoir des différences», ajoute-t-il.

M. Cotton dit aussi que toutes les personnes qui ont reçu l'avis du CSSS ont été rappelées pour connaître leur satisfaction par rapport à leur transition. «Il y en a dont les modalités ont été temporairement ajustées. Quelques fois, certaines heures qui avaient été coupées ont été réactivées», explique celui-ci.

M. Cotton avoue aussi qu'il y a un manque de financement dans le soutien à domicile.

Pétition sur le site de l'Assemblée nationale

Par ailleurs, le Parti Québécois (PQ) fait circuler une pétition sur le site de l'Assemblée nationale intitulée «Coupures de services Programme DIMOS». Cette pétition demande aux démunis de faire valoir leur point de vue et réclame au gouvernement de libérer des fonds afin de supporter les personnes qui ont perdu ces services.

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