Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Quelle vie de chien

durée 09h07
8 décembre 2010
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Dave Parent

Si on vous proposait une salle d'urgence à la fine pointe de la technologie, ouverte le soir, la nuit et la fin de semaine. Une clinique où les professionnels prennent le temps de vous soigner et où il y a très peu d'attente vous seriez certainement comblés. Cette clinique existe, mais exclusivement pour. les animaux.

Une clinique vétérinaire d'urgence vient d'ouvrir ses portes dans le quartier Fontainebleau à Blainville. Le Centre vétérinaire DMV Nord se veut un complément aux autres cliniques vétérinaires déjà existantes puisqu'il est ouvert uniquement quand les cliniques traditionnelles sont fermées.

DMV, qui a déjà une clinique du genre à Lachine, estime que la couronne nord était mal desservie en matière de soins d'urgence aux animaux. « On est au-delà de nos espérances, on est ouvert depuis le 16 août et dès la première nuit on a eu des cas. La nuit de semaine, on voit en moyenne sept à huit cas. Dans un 24 heures de fin de semaine, on peut facilement voir 25 à 30 patients. C'est un grand besoin qui a été comblé », explique Nicole Fortin, relationniste au centre vétérinaire DMV.

Les services

Les services offerts par DMV ont de quoi faire mourir de jalousie les patients du genre humain qui fréquentent nos urgences. Salle de radiographie numérique, salle d'échographie, centre de traumatologie, incubateurs, cage à oxygène, salle de chirurgie et laboratoire d'analyse sont disponibles sur place. Il y a même une spécialité en oncologie.

Bien entendu, ces services ont un prix, mais pour Mme Fortin, l'amour qu'on porte à notre animal de compagnie n'a pas de prix. « C'est plus cher qu'un vétérinaire traditionnel parce que c'est de l'urgence, mais ce n'est pas exorbitant comme prix, on suit la grille tarifaire de l'association des médecins vétérinaires du Québec », conclut Mme Fortin.

En faisons-nous trop?

Un centre d'urgence pour la santé de nos animaux de compagnie, un sujet qui ramène inévitablement la question suivante: est-ce trop?

Pour la spécialiste en comportement animal, Jacinthe Bouchard notre société est encore bien loin des abus des Américains. « C'est rien ça, en Californie ils font de la liposuccion aux chiens et des chirurgies esthétiques. Ils vont jusqu'à faire installer des broches à leurs chiens parce que les dents ne sont pas complètement droites », explique-t-elle.

Pour Jacinthe Bouchard le Centre vétérinaire DMV répond à un besoin en matière d'urgence médicale pour les animaux de compagnie.

Elle déplore toutefois le comportement de certains propriétaires d'animaux qui donnent dans l'acharnement thérapeutique. « Bien souvent les propriétaires de chiens font de l'acharnement thérapeutique non pas pour l'animal, mais pour eux, ils ne veulent pas avoir de la peine. Ce qu'ils oublient c'est que l'animal souffre bien souvent pour rien. »

La spécialiste en comportement animal donne l'exemple du cancer chez les animaux. Le traitement pour combattre cette maladie peut coûter des milliers de dollars au propriétaire de l'animal et comme pour les humains les résultats ne sont pas garantis. « Votre enfant qui reçoit un traitement pour le cancer sait pour quelles raisons il reçoit des soins. Votre animal ignore pourquoi il souffre, je ne ferais pas ça à mes animaux, je les aime trop pour ça », conclut-elle.

Rien de choquant

Sandra Friedrich est docteure en anthropologie et se spécialise dans les relations entre l'homme et l'animal de compagnie, elle tient également un blogue sur la question (sandraetlechien.com).

Selon elle, il n'y a rien d'étrange ou de choquant a prodiguer des soins de qualité à son animal de compagnie. « Ça l'est (choquant) si l'on reste dans le paradigme du chien / objet de consommation, un vulgaire bien meuble, mais si on le regarde sous l'angle de l'animal de compagnie, ça ne peut l'être, explique Mme Friedrich. Ce type de service va augmenter dans les années à venir, car l'évolution des modes de vie sur les 50 dernières années a modifié le rapport que nous entretenons à l'animal. L'animal domestique est membre à part entière d'une famille. C'est une évolution indéniable, incontournable qui va prendre de plus en plus d'ampleur », conclut-elle.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 8h51

Cardiologie mobile: quand les soins sont livrés à la porte des patients

Alors que le test à l'effort bat son plein et que la participante se donne à fond sur le tapis roulant, la docteure Marie-Ève Piché met abruptement fin à l'exercice: une arythmie vient d'apparaître sur l'électrocardiogramme qui défile sous ses yeux, et il n'y a pas de chance à prendre. On arrête tout. La participante s'allonge sur une civière le ...

Publié le 24 avril 2026

Le CRTC défend sa mise en oeuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne

La présidente du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), Vicky Eatrides, affirme que l'organisme de réglementation souhaiterait agir plus rapidement pour moderniser le système de radiodiffusion canadien, mais que la mise en œuvre des nouvelles règles est un travail complexe et que le CRTC doit tenir compte ...

Publié le 23 avril 2026

Certains neurones ont aussi besoin de gras, pas seulement de sucre, pour fonctionner

Certains neurones ont besoin non seulement de glucose, mais aussi de lipides, pour bien fonctionner, démontre une étude à laquelle a participé un chercheur montréalais. Cela pourrait un jour permettre de mieux comprendre des maladies comme l’obésité et le diabète de type 2, en explorant le rôle encore peu connu du métabolisme lipidique dans le ...