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Mise en échec de Pacioretty: Alexandre Poce se dit choqué

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21 mars 2011
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Par Josiane Yelle / Jean-Philippe Bertrand / Agence QM

La mise en échec dont a été victime Max Pacioretty dans la Ligue nationale de hockey n'est pas survenue sans rappeler une série de tristes événements arrivés sur les patinoires québécoises. À Blainville, c'est toutefois le cas d'Alexandre Poce qui vient à l'esprit.

Évoluant dans les rangs midgets au milieu des années 80, le jeune homme de 16 ans est devenu tétraplégique lorsqu'il est rentré tête première contre la bande. Il a dû accepter sa nouvelle vie, ayant simplement la tête et les épaules pour fonctionner.

Les similitudes avec le cas Pacioretty sont frappantes. « Tout comme lui, j'ai subi une fracture de la quatrième vertèbre cervicale. La différence dans mon cas est que la moelle épinière a été atteinte, confie-t-il. Le plus ironique dans toute cette histoire est que les deux incidents sont arrivés pratiquement au même moment de l'année ».

Le 14 mars dernier, ça faisait officiellement 24 ans qu'il se déplace en fauteuil roulant.

Une belle leçon de courage

Privé de l'usage de ses quatre membres, Alexandre Poce est un bel exemple de courage. Non seulement il a trouvé la détermination pour compléter ses études en droit, mais il occupe désormais un important poste de direction au sein de l'organisme Moelle épinière et motricité Québec.

« C'est mon travail de faire de la prévention et d'éviter que quelqu'un subisse ce que j'ai vécu. J'ai été choqué par ce que j'ai vu à la télévision. Qu'est-ce que ça représente pour la Ligue nationale de hockey de suspendre un joueur pour quatre ou cinq matchs quand la vie d'un jeune homme est en jeu », se questionne-t-il.

Suivant le dossier Pacioretty de près, Poce a récemment été interpellé par les commentaires du hockeyeur Ian Laperrière qui clame que la meilleure forme de punition qu'on puisse imposer à un joueur est de le forcer à se tenir loin de sa passion.

« Je crois que si les sanctions étaient plus sévères et qu'on empêchait à un joueur fautif de toucher son salaire, de côtoyer ses coéquipiers et même de se présenter à l'aréna, le nombre d'offenses diminuerait considérablement. En d'autres mots, si on les forçait à se distancer de ce qu'ils aiment le plus au monde, peut-être qu'ils comprendraient. »

La salle Alexandre-Poce

Afin de souligner la force et la détermination d'Alexandre Poce, la Ville de Blainville a d'ailleurs décidé de désigner une salle en son honneur à l'aréna municipal. Vitrée et ayant un point de vue intéressant sur la patinoire, la salle sert pour de nombreuses rencontres et événements au cours de la saison de hockey. Elle est maintenant identifiée au rez-de-chaussée et à l'extérieur du local. Une plaque commémorative rappelle qui est Alexandre Poce.

Même si l'incident Pacioretty n'est pas aussi grave que celui impliquant le hockeyeur de Blainville, il aura quand même permis de faire réfléchir. « Tant mieux s'il réussir à revenir au jeu. Il ne faut juste pas attendre qu'un incident dramatique se produise pour faire réagir. La LNH doit se bouger les fesses dès maintenant », conclut Alexandre Poce.

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