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Un homme d'affaires libano-canadien se retrouve à nouveau dans une controverse

durée 14h01
20 avril 2011
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Par Andrew Mcintosh / Agence QMI

Furieux que le fisc ait récemment pris une hypothèque légale de 1,8 million $ sur sa luxueuse maison pour des impôts impayés, un homme d'affaires de Lorraine a fait ériger devant celle-ci un mât sur lequel il a monté cinq drapeaux du Canada à l'envers et, de surcroît, en berne.

Michael Chamas, qui a défrayé la manchette en 2008 en raison de liens présumés avec le crime organisé autochtone et avec un ministre du cabinet conservateur, a dit vouloir ainsi dénoncer le « terrorisme gouvernemental » dont il se dit victime.

Depuis des siècles, les drapeaux flottant à l'envers servent de signe de détresse aux navires marchands.

Pour M. Chamas, cette protestation publique quelque peu singulière symbolise la détresse de sa famille depuis la déportation de son épouse par les responsables de l'immigration canadienne.

Toutefois, selon l'Agence de Revenu du Canada, les divers commerces de l'homme d'affaires de Lorraine n'ont pas payé d'impôt ou versé leur part des déductions salariales des employés entre 2001 et 2005.

Des enquêteurs des services fiscaux ont donc obtenu, le 22 mars dernier, une hypothèque légale d'une valeur de 1 860 760 $ sur son domicile du boulevard de Gaulle après jugement d'un tribunal fédéral.

Les biens de valeurs saisis

Michael Chamas, qui doit également répondre devant un tribunal provincial à des accusations au criminel reliées à des armes à feu illégales, a révélé à l'Agence QMI que des huissiers ont également saisi tous les « biens de valeur » de sa maison.

« Le gouvernement a privé ma famille de tous ses biens en date du 24 mars 2011. Ce jour-là, on a saisi les ordinateurs des enfants pour l'école, les instruments de musique et tout ce qui avait de la valeur dans la maison », a-t-il fait savoir à l'Agence QMI par le biais d'un courriel.

L'hypothèque légale empêche M. Chamas de vendre son immense maison - évaluée à 635 000 $ - et d'empocher les fruits de la transaction. Tout argent généré par la vente de la propriété doit être retenu et remis au gouvernement.

10 chefs d'accusation

Ce dernier a été arrêté en mars 2008 par une escouade conjointe d'agents de la GRC et de la Sûreté du Québec, dans le cadre d'une enquête sur le crime organisé chez les autochtones. On a alors retenu contre lui 10 chefs d'accusation pour possession illégale d'armes à feu.

Michael Chamas nie tout méfait dans les causes criminelle et fiscale qui l'impliquent et sur son site web, il se dit « victime de terrorisme gouvernemental. »

« Ni mes objections originales, ni mes nouvelles contestations des évaluations fiscales n'ont été examinées, a-t-il déploré. En tant que Canadiens, nous avons le droit de nous défendre et d'être traités équitablement devant la loi. Cela n'a jamais été notre cas. »

Lorsque questionné au sujet des accusations qui pèsent contre lui au criminel, M. Chamas a indiqué qu'un procès doit débuter en août prochain. « La vérité sera connue sur ce front commun du gouvernement contre moi », a-t-il promis.

M. Chamas affirme être victime d'une campagne de harcèlement et de diffamation menée par la GRC et l'Agence de Revenu du Canada. Selon lui, on cherche à détruire sa réputation.

Se représentant lui-même sans avocat, l'homme d'affaires a intenté en cour fédérale sa propre poursuite de 385 millions $ contre des agences fédérales, des agents de police et des fonctionnaires qu'il accuse de diffamation, d'abus de pouvoir et de violation de ses droits constitutionnels.

Des prétentions sans fondement, rétorque le gouvernement.

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