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Un promoteur à dû arrêter ses travaux à Blainville

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22 juin 2011
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Par Simon Dessureault

Le Groupe Platinum construction a reçu un avis d'infraction du ministère de l'Environnement alors qu'il faisait des travaux d'abattage d'arbres dans un milieu humide sans l'autorisation du ministère de l'Environnement, le 13 mai dernier au bout de la rue Hubert Acquin à Blainville.

C'est grâce à la vigilance du citoyen Normand Lacasse, qui demeure proche de l'endroit, que l'entrepreneur a été pris en défaut.

C'est aussi parce qu'il croit que Blainville est sur le point de faire disparaître un milieu humide et un lieu de reproduction d'une grenouille en voie de disparition au Québec, dans le cadre d'un projet de développement urbain, que M. Lacasse a alerté le ministère.

« L'entrepreneur a commencé à couper des arbres derrière chez nous en cette journée. Moi et ma femme avons communiqué avec le ministère de l'Environnement qui nous a confirmé que l'entrepreneur n'avait aucune autorisation du ministère pour abattre les arbres. Il a dû arrêter ses travaux », explique Normand Lacasse.

La Ville de Blainville, avec sa division environnement et le ministère de l'Environnement ont donc été arrêter les travaux dès qu'ils ont a été informés de la situation.

« Il y a eu des débuts de travaux. L'intervention rapide a permis d'éviter les dommages. Il y a présentement une caractérisation du milieu qui est fait par l'entrepreneur afin de déposer une demande d'autorisation pour se conformer aux dispositions de la Loi. On verra ce que le ministère va dire au niveau de l'émission du certificat. Les citoyens et la Ville ont été vigilants », a mentionné Michel Larue, le directeur de l'Urbanisme à la Ville de Blainville.

Permis d'abattage d'arbres

La Ville de Blainville a toutefois délivré un permis d'abattage d'arbres au Groupe Platinum. « Comment peut-on délivrer un permis d'abattage d'arbres sans avoir aucune garantie du promoteur à l'effet qu'il aurait suivi le processus du certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement. La Ville n'a pas été assez vigilante », a affirmé Louis Lamarre, le conseiller à l'opposition, lors du conseil municipal du 14 juin dernier.

M. Larue a eu la réponse suivante : « On avait rencontré Platinum. La compagnie nous a montré une étude d'un biologiste qui disait que ce n'était pas un milieu humide. On l'a informé de vérifier auprès du ministère de l'Environnement et avec sa firme afin de faire la caractérisation des lieux. Le déboisement n'aurait toutefois pas dû être fait vu que c'était finalement un milieu humide », a-t-il dit.

Le Groupe Platinum

L'Écho de la Rive-Nord a contacté Serge Gauthier, le président du Groupe Platinum. « On a obtenu notre permis de la Ville et on avait un plan de Génivar qui montrait que les zones humides étaient très minimes. Au niveau de mon équipe, on m'avait informé que ça ne prenait pas un article 22 (article de la loi sur la qualité de l'environnement qui mentionne que ça prend un certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement pour développer s'il y a un milieu humide ou naturel) s'il n'y n'avait pas de court d'eau à traverser. Les milieux humides étaient finalement un érable rouge et deux sortes de fougères. On va donc compléter la caractérisation des lieux. On va aussi planter de 700 à 800 arbres sur le même terrain », s'est défendu M. Gauthier.

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