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Éducation: « L'argent est mal investi » - Syndicat des professionnels Laval-Rive-Nord

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1 mars 2012
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Par Josiane Yelle

Le Syndicat des professionnels Laval Rive-Nord juge inadmissible le manque de ressources professionnelles destinées aux élèves. Mais plutôt que de discuter du budget alloué à l'éducation et de la pertinence des structures, il jette le blâme sur les fuites d'argent résultant d'une gestion peu rigoureuse.

Selon le président, Roger Bazinet, ces fuites ont des conséquences dramatiques pour les élèves. Selon lui, il n'est pas rare de voir une longue liste d'attente d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage qui doivent être évalués ou rencontrés par un professionnel. « Plus l'enfant attend, plus sa situation risque de se dégrader. S'il présente des difficultés langagières, cela se traduira par des problèmes d'apprentissage, suivis par des retards, la perte d'estime personnelle, etc. Ce cheminement peut conduire tout droit au décrochage », indique-t-il.

Lorsqu'il compare les structures des ministères de l'Éducation de l'Ontario et du Québec, le syndicat constate la lourdeur du système d'ici et croit que « l'argent est mal investi ». En 2010-2011, l'Ontario investissait en moyenne près de 11 000 $ par élèves, comparativement à près de 16 000 $ au Québec. Ce qui laisse croire que le problème n'est pas manque d'argent, mais bien la multiplication des fuites coûteuses.

Des recommandations à considérer

Parmi ses recommandations, le syndicat plaide pour l'allègement de la bureaucratie du ministère de l'Éducation. « Il compte non seulement plusieurs employés, mais aussi nombre de contractuels pour travailler sur une énième réforme ou un nouveau plan de réussite. Alléger le ministère implique également une révision du rôle, voire de la pertinence de ses directions régionales », estime M. Bazinet.

Celui-ci soulève plusieurs dossiers, notamment les écoles privées subventionnées à 60 % et le Protecteur de l'élève, « une idée noble, mais qui s'avère coûteuse dans sa forme actuelle ». À titre d'exemple, il cite aussi le plan d'action 2008-2011 du ministère contre la violence à l'école, auquel le gouvernement a consenti 17 millions $. « L'intention qui anime ce plan est bonne. Le problème, c'est que peu d'employés ont été ajoutés au service des élèves; il s'agit d'une mesure qui génère plus de travail administratif. Les commissions scolaires doivent mandater des gestionnaires pour analyser, faire du monitorage et préparer des rapports conformément aux exigences de ce plan. »

Des structures à revoir

Bien qu'il ne remette pas en cause l'existence des commissions scolaires, le Syndicat des professionnels Laval Rive-Nord constate aussi qu'elles se comportent de plus en plus comme des mandataires du ministère, plutôt que d'agir comme palier décisionnel qui organise les services sur le terrain. Le syndicat trouve également qu'elles manquent de rigueur budgétaire, ce qui ne ferait pas d'elles des employeurs concurrentiels.

« En recadrant le rôle et les priorités de tout un chacun et en veillant à ce que les ressources financières soient plus judicieusement investies, on délaissera le débat sur les structures qui a cours présentement au Québec et qui fait croire à trop de gens, à tort, que d'éliminer une structure va nécessairement résoudre tous les problèmes », conclut-il.

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