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Le vol d'essence est plus fréquent que l'on pense

durée 11h30
8 mars 2012
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Par Simon Dessureault

Les risques de vols d'essence pour les détaillants sont très élevés en ce temps où le prix du carburant augmente. Un commerçant de la région témoigne de cette situation.

Anne Charlebois, copropriétaire du Pétro-Canada situé sur le boulevard Curé-Labelle à Sainte-Thérèse, affirme qu'elle se fait voler de l'essence tous les jours lorsque le prix se situe au dessus de 1,30 $ le litre.

« En bas de ce montant, le vol d'essence est moins fréquent. Mais lorsque ça le dépasse, il faut être très vigilant parce que l'on se fait voler tous les jours et ce peu importe l'heure », affirme Mme Charlebois.

En décembre, janvier et février dernier, le Pétro-Canada de Mme Charlebois s'est fait voler pour 475 $ d'essence. « Je ne comptabilisais pas cela avant, mais quand j'ai réalisé l'ampleur du phénomène, j'ai commencé à tenir un livre « vol d'essence » en décembre », a-t-elle dit.

Les voleurs s'en tirent facilement

Lorsqu'un caissier de cette station-service s'aperçoit qu'un conducteur s'enfuit sans avoir payé son essence, il doit immédiatement appelé le 911 et prendre la plaque du véhicule si possible.

« On donne la description du véhicule aux policiers, mais ils arrivent 20 minutes plus tard. Ça fait longtemps qu'il s'est sauvé à ce moment. J'ai l'impression que la police n'est pas très proactive dans les vols d'essence parce que c'est juste du gaz. Ça représente des pertes financières pour la bannière et la police n'a jamais rattrapé personne en 18 mois », affirme Mme Charlebois, qui tient un dépanneur dans le Pétro-Canada depuis justement 18 mois.

De son côté, la police mentionne qu'elle comprend que ce sont des pertes pour la bannière. « Il arrive que le véhicule du voleur soit intercepté, mais le temps que nos policiers se rendent sur place ne permet pas toujours de rattraper les voleurs. On demande aux commerçants d'être efficaces et pro actif dans leurs mesures de prévention et de sécurité (système de caméra, etc.). Et quand on en attrape un, on ne rappelle pas nécessairement le commerçant pour lui dire », explique pour sa part Martin Charron, porte-parole à la Régie de police Thérèse-De Blainville.

M. Charron a aussi mentionné que la police peut rencontrer le voleur avec le commerçant afin d'en arriver à une entente à l'amiable. « On peut aussi tenir une rencontre si le voleur n'a pas d'antécédents judiciaires. Ça peut se finaliser avec une entente civile entre les deux parties. Le commettant paie alors ce qu'il doit et le commerçant retire sa plainte », ajoute M. Charron.

Des solutions?

Obliger les consommateurs à payer avant de mettre de l'essence semble est la meilleure solution à adopter, mais elle ne fait pas l'unanimité chez les commerçants.

« Beaucoup de commerçants disent que ça va leur faire perdre des ventes parce si le client ne rentre pas et qu'il paie à la pompe, il ne va pas acheter du lait et du pain par exemple. Je crois toutefois qu'on l'on devrait tous emboîter le pas et obliger le pré paiement en tout temps. Il faudrait que les gens soient conditionnés à payer avant de mettre de l'essence, et non le contraire comme c'est le cas actuellement », ajoute Mme Charlebois.

Cette dernière innove toutefois en mettant un concept à l'essai même si le pré- paiement est obligatoire aux pompes plus éloignées après 19 h à sa station-service. Pour ce faire, le caissier prend l'interphone en s'adressant au client de la façon suivante : « Comme ce n'est pas un prépaiement monsieur ou madame, je vous attends à l'intérieur pour le paiement », doit-il dire.

« Le prépaiement semble être la solution la plus logique en effet. De notre côté, on fait des programmes de prévention pour sensibiliser les gérants de ce type de commerces », conclut M. Charron.

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